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 L'Histoire

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Frise-Poulet
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MessageSujet: Re: L'Histoire    Ven 30 Sep - 20:56

Josine donne moi le c

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MessageSujet: Re: L'Histoire    Dim 20 Nov - 11:48

ien avant les caméras de vidéosurveillance, comme en octobre à Viry-Châtillon (Essonne), ce sont les réverbères qui étaient ciblés au XVIIIe siècle. A chaque fois, un défi contre le contrôle urbain.

Dans des ténèbres à peine mitées par la lueur des lanternes, des pas résonnent sur le pavé. Enveloppé dans son grand manteau bleu, Nicolas Edme Restif de La Bretonne traverse la nuit parisienne. Ce drôle d'oiseau, qui se surnomme lui-même l'Hibou spectateur, est un infatigable arpenteur nocturne de la capitale à la fin du XVIIIe siècle. De quoi faire des rencontres peu banales. Ce soir-là, il tombe sur trois énergumènes occupés à... détruire l'éclairage public.

« Cependant, je trouvai deux arlequins et un pierrot qui cassaient à coup de pierre un réverbère trop lumineux », raconte Restif de La Bretonne dans ses « Nuits de Paris », parues en 1788. « Au bruit de ma marche, ils cessèrent ; mais, quand ils virent que ce n'était qu'un particulier, ils recommencèrent. J'allais doucement au corps de garde voisin, et j'avertis. »



Ainsi, trois siècles avant que l'on attaque à la voiture-bélier des caméras de vidéosurveillance, comme récemment à Viry-Châtillon (Essonne) ou à Chambéry (Savoie), ce sont des lanternes que l'on brise. Car l'installation, à partir de la fin du XVII e siècle, de l'éclairage dans les rues des grandes villes du royaume de France ne se fait pas sans heurts. Elle tourne même à la guérilla urbaine.



A Angers (Maine-et-Loire), le procureur du roi se plaint dès 1697 « de ce que les lanternes publiques ont été cassées en plusieurs rues de cette ville par des coureurs de nuit » et même « d'un homicide commis dans la personne d'un des six hommes qui avaient été préposés pour allumer les chandelles desdites lanternes ». Aller jusqu'à tuer pour éviter que la lumière ne se fasse en pleine nuit. Le crime est signé de ceux que ce nouveau dispositif de surveillance incommode le plus : les voyous, malandrins et détrousseurs qui avaient fait de la nuit leur royaume. Même constat à Lyon, où une ordonnance datée du 22 novembre 1705 assure que « ce n'a pas été par un emportement d'ivresse que les lanternes ont été enlevées et brisées mais par un dessein prémédité et dans la vue de priver tous ces endroits-là de la lumière qui peut servir à découvrir leurs mauvais desseins ». « Une rue éclairée est une rue surveillée et personne ne s'y trompe » résume l'historienne Arlette Farge dans « Vivre dans la rue à Paris au XVIIIe siècle » (Ed. Folio Histoire).



Les lanternes sont d'autant plus impopulaires que leur déploiement occasionna le prélèvement de taxes. « On fait payer, tous les vingt ans, aux propriétaires des maisons, une somme considérable pour le rachat lanternes ; la taxe surpasse de beaucoup les frais qu'il en coûte pendant ces vingt années ; ce qui est une vexation de plus que supporte le bon Parisien », rappelle Louis-Sébastien Mercier dans son « Tableau de Paris » (1781)



Mais les brigands et les contribuables contrariés ne suffisent pas à constituer l'impressionnant bataillon des briseurs de réverbères qui sévissent durant un siècle. On y trouve par exemple le chevalier de La Vallière, un noble qui sera enfermé deux jours à la prison du Châtelet pour avoir brisé des lanternes, a priori par pur amusement. Restif de La Bretonne évoque aussi « les libertins qui cassaient les lanternes, dans leurs courses nocturnes, parce qu'elles étaient à portée de la canne ». Le vandalisme semble s'être aussi fait par jeu. Mais aussi par défi envers le pouvoir et par souci de préserver, avec l'obscurité, une certaine idée de la liberté.

Dès 1728, les noms des rues parisiennes, du boulevard à la petite ruelle, sont gravés dans la pierre. « Il faut traquer l’espace, le mettre en cartes », explique Arlette Farge.

Au-delà de l'éclairage public, les villes connaissent au XVIIIe siècle des bouleversements. « Au lieu de répondre ponctuellement aux menaces, il faut aménager l'espace urbain de telle façon qu'il ne puisse plus nourrir le désordre, explique l'historienne Arlette Farge. Il faut traquer l'espace, le mettre en cartes, relever le nom des rues. » Cela ne se passe pas sans heurts, pour les allumeurs de réverbères comme pour les autres. Arlette Farge raconte que les graveurs de noms de rue (qui oeuvrent à partir de 1728) sont obligés de travailler la nuit, tant ils sont assaillis de quolibets et de coups en journée. « Le peuple comprend bien ce qu'il a à perdre : son espace déchiffré par les autorités va n'être plus qu'un espace mort où se fondre devient impossible. »

Le même désordre accompagne la numérotation des habitations parisiennes, qui se généralise en 1779. A la réaction arrogante des puissants s'ajoute la crainte des contribuables. Car chacun comprend que la numérotation facilitera la collecte de l'impôt !

Au contrôle de l'espace s'ajoute celui du temps : le XVIIIe siècle voit la généralisation des horloges, notamment dans les rues. Certaines d'entre elles sont dégradées lors de la révolution de 1830. Tuer symboliquement le temps, rien de tel pour marquer une rupture de l'histoire.

L.M.

Source : Le Parisien





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MessageSujet: Re: L'Histoire    Mar 22 Nov - 10:48

Chuuuuuut..............

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