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 Chroniques de Rockmaniacs

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Phil
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MessageSujet: Chroniques des albums que vous aimez ou bien de certaines sorties   Jeu 5 Juin - 11:38

Thin Lizzy : Johnny The Fox

Pour moi , il fait partie de mes préférés . En effet démarrant avec un titre très enlevé comme Johnny , il se poursuit ave Rocky , somme toute un titre qui n'est pas forcément le plus marquant mais qui demeure efficace à souhait. Le lyrisme du grand Phil se fait sentir sur Borderline , un des plus beaux titres de Lizzy à mon goût . Don't Believe A Word , dans une version rapide , démontre chez les deux guitaristes l'envie d'en découdre . Fools Gold , empreint de celtitude , relate le long périple des pionniers à la conquête de l'Ouest.
Cela redémarre sur Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed sur un rythme très chaloupé . Old Flame fait un peu pâle figure comparé aux autres morceaux de l'album mais cela reste du domaine de l'honnête. Massacre s' avère être un des morceaux de Lizzy que que je préfère . Lynott n'a jamais chanté aussi haut particulièrement sur la reprise juste après le solo / Maiden a dû écouter attentivement ce morceau pour s'en inspirer . Pause romantique grâce à Sweet Marie , jolie ballade . Lynott chante très bien et Gorham y délivre un solo aérien. . L'album se conclut sur Boogie Woogie Dance , un morceau que je trouve bien , sans plus . N'en demeure pas moins que je trouve cet album excellentissime de par l'ambiance qui s'en dégage .
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LeroyBrown
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Jeu 5 Juin - 17:36

Dès que j'aurai le temps je ferai la chronic de Who's Next, The Doors (1er lp de The Doors ...) et Sheer Heart Attack de Queen ...
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Mica
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Sam 7 Juin - 22:14

En furetant à la Librairie Parallèle, je tombe sur un essai d'Emmanuel Loi sur Spooky Tooth évoquant l'album Spooky Two;
Sa lecture me laissant sur ma faim, je vais vous raconter mon histoire avec ce groupe.
Le premier morceau écouté est la reprise de I am the Walrus des Beatles sur un 45t (oui c'était en 1970) l'autre face étant Hangman Hang My Sell On a Tree, la pochette du 45t représentant une photo identique à celle du 33t Spooky Two, mais si la face B est tirée de ce LP, la face A figure sur The Last Puff , LP suivant ( tout le monde suit ?).
Peu importe, mais quelle claque, une chanson des Beatles (jamais étant très fan des Scarabés moi pourtant), cent fois supérieure à l'originale.
Grand conciliabule dans la cour du lycée.
Le groupe enregistre sur Island le label de Blackwell qui a signé déjà Traffic, ELP,Cat Stevens, Fairport Convention, King Crimson, donc on décide que quelqu'un achètera le LP.
Quasiment en même temps, ma petite amie de l'époque (enfin, en tout bien tout honneur, j'ai seize ans), qui apprend la danse, a acheté Ceremony, l'album du groupe avec Pierre Henry , que je découvre être un musicine d'avant garde qui fera les musiques du chorégraphe Roland Petit.

D'abord la voix de Mike Harrison, puissante, belle, emphasée, mélange de hurleur et de crooner, plus tard, quand nous faisions des blind-test (écouter un disque en aveugle et tenter de citer l'interprète et le titre) tout le monde croyait que c'était Robert Plant qui chantait dans l'intro de That Was Only Yesterday, pourtant la voix de Mike donne la couleur au groupe, quand il partira rien ne sera plus pareil.
Et puis le son un mélange de rock, des clins d'oeil à Traffic, Free, Gary Wright tisse des climats subtils contrastant avec la guitare de Luther Gosvenor plus rock.
Sppoky Two, le second LP est un chef d'oeuvre dès les premiers accords de Wantin' for the Wind, en passant par la reprise de Evil Woman neuf minutes incandescentes où Mike montre l'étendu de son registre vocal, où les changements de rythme sont fabuleux et surprenants,et les trois dernières chansons, toutes composées par Wright, sont la marque de fabrique, du groupe : That Was Only Yesterday,Better By You, Better Than me (FANTASTIQUE) et enfin cette sombre histoire de pendu à décrocher Hangman Hang My Sell On a Tree.
Le groupe puise son inspiration dans les légendes, les histoires anciennes de l'Angleterre ce qui augmente ce côté very british.
The Last Puff, malgré sa pochette géniale et I am the Walrus est un ton en dessous, malgré l'arrivée de Chris Stainton en remplacement de Gary Wright.
Et puis, pour la fête du lycée, ma copine inventera une chorégraphie sur Prayer (sur le LP Ceremony) et... Astronomy Domine du Floyd mais c'est une autre histoire....
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Phil
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Dim 8 Juin - 4:12

Merci Mica pour ce précieux témoignage . cheers cheers cheers
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Phil
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Dim 22 Juin - 11:43

Thin Lizzy : Live And Dangerous





J'ai toujours aimé les albums live . Ils respirent la sueur . Ils suintent . Ils vibrent . Live And Dangerous fait partie de ces albums-là

Tout a commencé , en ce qui me concerne , avec cet album en 1978.
La pochette déjà traduit la bestialité de la musique grâce notamment à cette posture animale de Phil en gros plan. Scott et Brian , juste derrière pour asséner leurs solos incisifs .

Enregistré sur deux dates et sur deux tournées différentes (le Johnny The Fox Tour et le Bad Reputation Tour) , Live And Dangerous démarre dans une ambiance de feu , digne d'une rencontre de football opposant Manchester United à Chelsea ("Lizzy, Lizzy" scandé par le public) .

Jailbreak ouvre les hostilités dans une version débridée , toutes guitares en avant , Phil chantant merveilleusement bien

Ensuite, à mon sens , vient le premier moment fort de Live And Dangerous ; Emerald délivré dans une version incendiaire . Le mot n'est guère exagéré car tout est magnifiquement en place (la voix de Phil, les harmonies de guitares , la section rythmique et surtout le solo de Brian Robertson qui , à lui seul , justifie l'acquisition de cet album considéré comme étant le "meilleur album live de tous les temps par la très sérieuse revue " Classic Rock".

Après ce déluge de décibels , le groupe exécute Southbound dans une version plus tonique que celle figurant sur Bad Reputation . La première face s'achève sur Rosalie couplée avec Cowgirl Song , l'occasion étant donnée à Phil Lynott d'exhorter le public à se manifester .

On reprend ensuite avec ce morceau avec ce morceau atypique qui a toujours occupé une place de choix dans les set-lists de Lizzy à savoir Dancing In The Moonlight , interprété ici en compagnie de feu John Earle , saxophoniste d'un obscur orchestre , The Grand Parade.

Ce qui suit est galactique (comme le Real , quoiqu'en ce moment .....) . En effet , Massacre , comme son nom l'indique , détruit tout , brûle tout et ravage tout sur son passage . Lynott (quel chant !!!!!!!!!) aurait dû changer le titre en Attila's Anthem ( L'Hymne d'Attila) pour l'occasion tant l'interprétation qui enfut donnée ce soir-là , fut exemplaire : voici à mon avis le second temps fort de Live And Dangerous .

La pause romantique s'impose désormais , puisque le groupe s'attèle à interpréter Still In Love With You . La version est tout simplement magnifique .

Puis vient Johnny The Fox interprété dans une version endiablée . Exit le premier vinyl.


Dernière édition par Phil le Lun 23 Juin - 7:18, édité 2 fois
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Phil
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Dim 22 Juin - 12:01

Le second vinyl démarre sur un Cowboy Song , somme toute assez classique mais efficace pour déboucher ensuite sur le seul hit de Lizzy qui eut la chance (?) d'être programmé au moment de sa sortie en 1976 , The Boys Are Back In Town . Le public canadien reconnaissant le titre est , bien entendu , aux anges .

A peine le temps de souffler que Don't Believe A Word surgit et met tout le monde d'accord . Les soli de notre paire de guitaristes sont justes , acérés et inspirés . Le troisième fort , à mon humble avis , se situe ainsi : Warrior . Le titre revêt ici une dimension supérieure à la version studio de Jailbreak . En effet , tout est bonifié , notamment la trame initiale du morceau intervenant juste après le solo de guitare .

Aprés cette orgie sonore et sentant le public quelque peu assommé , Lynott harangue , exhorte son auditoire puis entame Are You Ready dans une version efficace .

La quatrième face débute sur un Suicide très en verve , morceau durant lequel , le groupe fait preuve d' une étonnante cohésion musicale . Sha La La prend le relais et nous permet de constater à quel point Brian Downey est un batteur subtil et puissant à la fois . Celui-ci exécute un solo de toute beauté durant lequel , on ne s'ennuie à aucun moment .

Vient ensuite le grand cheval de bataille de Lizzy , Baby Drives Me Crazy , sorte de blues-rock savamment mijoté aux petits oignons . Lynott s'accorde le droit de présenter les musiciens du groupe . Petite anecdote, sur ce titre enregistré au Canada , Phil , fort de son humour qu'on lui connaissait bien , présente Gorham comme étant le favori potentiel de la prochaine élection américaine . Naturellement sur ce titre , le public participe activement , ce dont semble se réjouir le grand Phil .

Retour à l' Hammersmith Odeon de Londres en novembre 76 où le groupe achève son set sur The Rocker dans une version expéditive .

Les choeurs footballistiques ("Lizzy , Lizzy") nous achèvent et achèvent par conséquent ce grand album live qui a accompagné toute mon adolescence et qui continue de le faire alors que je suis âgé de 46 ans .
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The Rover
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 9 Juil - 11:18

Et bien nous sommes deux à avoir eu notre vie accompagnée par cet album mythique cher Phil Very Happy Il fut mon introduction à l'oeuvre de Lizzy et il continue à tourner régulièrement sur ma platine.
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Ben-J
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MessageSujet: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 15:07

Je reprends un peu le sujet d'un forum de heavy metal mais l'idée est bonne je trouve.
Chacun publie ses chroniques ou réflexions sur un album ici.

Je commence avec le dernier blues pills:

Une œuvre doit elle représenter son époque ou s’en affranchir pour devenir un témoignage intemporel de l’apogée de son géniteur ?
Pour faire plus simple, et recentrer la question sur le sujet qui nous préoccupe, faut il tuer l’héritage des seventies ?
Si un groupe incarne cette problématique aujourd’hui, c’est bien blues pills.

Propulsé au sommet du revival rock grâce à un album qui sentait bon le hard rock teinté de psychédélisme, le groupe divise la critique.
Ses détracteurs lui reproche de reprendre une formule usée jusqu'à la corde avec peu, voir aucune originalité.
Les autres (dont je fais partie), ce sont empressé de saluer un album puissant et inspiré (voir la chronique sur ce site dans l’onglet hard rock).

Toutefois, le groupe ne pouvait pas ce permettre de sortir un album dans la même veine.
Malgré son énergie, ce premier essaie ne pouvait plus être dépassé.
Sortir un autre album bardé de riffs et de distorsions, c’était prendre le risque de ce parodier.

D’autant que le publique n’a pas forcément compris que le plus gros avantage de blues pills ne ce situait pas dans ses riffs, aussi réussit soient ils, mais bien dans la voie de sa chanteuse.
Sans elle, le groupe serait sans doute catalogué parmi les innombrables groupes de rock old school , et je ne serais sans doutes pas en train de vous parler de cet album aujourd’hui.

Voila pourquoi « lady in gold » est si décrié depuis sa sortie en 2016.
Les observateurs ont crue découvrir le nouveau led zeppelin, alors que cet album confirme qu’on a plus affaire à un big brother and the holding company des temps moderne.

Vous n’allez pas me dire que cette voie ne vous fait pas penser aux lamentations gorgées de blues de la grande Janis ?
C’est désormais flagrant, et ce bad talker très proche du live de big brother ne va pas me contredire.

Quant à la guitare, elle est bien présente, mais ce fait plus rythmique que violente, plus bluesy que hard, et ce n’est pas plus mal.
Car lady in gold est un album bien plus mature que son prédécesseur, et il est bien servi par une production impeccable.
Chaque instrument est ainsi au service des mélodies et, quant le groupe ce laisse aller à plus d’agressivité, l’impact n’en est que plus grand.

Mais des riffs entêtant, on en trouve encore quelques un comme sur le blues psyché « won’t go back ».
Dorrian Sorriaux a juste troqué la folie Pagienne pour une retenue plus proche d’un Keith Richard, et qui permet à sa chanteuse de s’épanouir dans un registre plus blues/soul.

Digne descendant du classique rock, blues pills réussit un virage qui paraitra naturelle à ceux qui ont compris la vraie nature de ce groupe.
Qu’importe les autre, cet album est un joyau et gageons que le temps lui rendra justice.

 https://lennon62.wordpress.com/2017/07/04/blues-pills-lady-in-gold/
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Phil
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 15:25

Excellente initiative.
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Beck-Bolin
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 19:02




chronique de l'album revolution come revolution go:

Cela fait quatre ans que le groupe n'était pas entré en studio, c'est à dire depuis la réalisation de l'album Shout! (2013)
Cet album, je le dis clairement, est une pure merveille, un sommet musical et artistique.
Ecrit et réalisé sous l'ère Trump, il n'est pas à proprement parlé un album "politique".Mais la société américaine si en colère est parfaitement représentée par le climat général de l'album (y compris ses bonus tracks).La diversité des genres abordés est flagrante (hard rock, soul, jam jazz rock, funk, ballades..) et montre une fois encore la richesse hors normes du groupe.La classe est présente par la fusion qui existe entre les quatre musiciens.Les titres sont parfaitement arrangés et le rôle de Carlsson et Louis dans ce domaine est un atout considérable.
Voici un track by track:

1) stone cold rage fut le premier single du groupe et une franche réussite.Le riff, la colère qui s'en dégage ainsi que sa noirceur font mouche et la partie instrumentale est très bien arrangée.5/5

2) Drawn the way continue dans le domaine du rock avec son intro très AC/DC avant de se diriger vers un riff typiquement "mulien".La aussi, le chant de Haynes est remarquable et la seconde partie du titre nous emmène vers un jam de haute volée!5/5

3) pressure under fire est le second album de l'album et là encore on est en terrain connu.Superbe mélodie, et solo somptueux plein de feeling du maitre.5/5

4) the man i want to be: titre très personnel écrit par Haynes, la beauté de cette composition est absolument parfaite.Rien à dire, la grande classe! 5/5

5) travellin tune est une superbe ballade, introspective, parfaitement illuminé par le jeu tout en feeling de Warren Haynes armé de son bottleneck.5/5

6)Thorns of life tout simplement un des sommets de l'album.Sommet d'émotion, ce titre est une des plus belles réussite de toute la carrière du groupe.Changements de rythmes, fusion incroyable du jeu des quatre protagonistes...A écouter plus qu'à décrire!5/5

7) Dreams and songs est un titre hyper personnel de Warren Haynes.Un autre grand moment d'émotion avec une montée bourrée de feeling notamment par la présence de choeurs féminins .5/5

Cool Sarah surrender le titre soul de l'album.Mais je dirais un outtake de l'album Man in Motion de la carrière solo de Haynes plus qu'un titre de Gov't Mule.La précision de Matt Abts, qui se prend ici pour Al Jackson Jr, est absolument diabolique et pleine de groove!5/5

9) Revolution come..revolution go....un autre chef d'oeuvre, un titre qui emmène le groupe vers des contrées beaucoup plus jazz rock sur son final, avec un Danny Louis et un Matt Abts absolument extraordinaires!La version avec trompette jouée par Louis en alternate take sur la version deluxe de l'album est tout aussi géniale..5/5

10) Burning point le titre funk de l'album.Présence très belle de Jimmy Vaughan.Rien à dire, très belle compo! 4.5/5

11) [b]Easy Times[/b].La classe et l'émotion dans cette ballade composée par le maitre et qui est une franche réussite! 5/5

12) Dark was the night, cold was the ground..la seule cover de l'album mais là encore quelle reussite, quel classe!.Le groupe est en feu, l'harmonie atteint ici son paroxysme sur ce vieux blues de Blind Wille Johnson réarrangé et paroles ajoutées pour l'occasion.Le jeu de slide d'Haynes, le piano de Louis, le feeling d'Abts brillent de mille feux comme lorsque le groupe reprenait (avec Woody à la basse) If i've had a possession over judgement day à la fin de l'album life before insanity...Ce feu que l'on peut retrouver, cette intensité sur in my time of Dying de Led Zep sur Physical Graffitti..5/5

trois bonus studio:

13) What Fresh hell..est dans la lignée de stone cold rage..Riff et melodies sombres mais en plus une recherche sonore instrumentale par Haynes absolument lumineuse! un très très bon titre! 5/5

14) Click track..là aussi un titre très hard rock, parfaitement réussi avec un jeu agréssif et plein de feeling du maitre...5/5

15) outside myself..seul titre dont la musique est signée seulement carlsson et les paroles Haynes (qui garde l'exclusivité des paroles du groupe) est une très belle ballade là aussi parfaitement réussie...5/5

Il y a plusieurs points sur lesquels je veux revenir et developper:

1) la production: signée Haynes, Gordie Johnson et Don was..elle est parfaite! la clareté des instruments, la dynamique et l'occupation de l'espace sonore est maitrisée et aide au climat et à la réussite de cette galette...

2) le jeu du groupe: Haynes a (re)trouvé beaucoup plus de diversité dans son jeu de gratte avec recherche sonore par exemple, se montre un chanteur toujours aussi flamboyant, Jorgen Carlsson nous montre de plus en plus (voir aussi Planet of the Abts) qu'il est un arrangeur, un compositeur de très grande qualité et un bassiste hors normes, Danny Louis lui aussi est sublime par ses interventions inspirés et subtils (voir notamment ses parties sur revolution come ou dark days..) .
Une place particulière doit être donné à Matt Abts..peut être signe -t-il ici sa meilleure performance studio!.Son jeu est d'une clareté, d'une netteté, d'une précision et d'une technicité absolument extraterrestre! un niveau musical peut être jamais atteint par un batteur sur disque rock...Tout au long de l'enregistrement, son jeu de cymbales est flamboyant et aide énormement à donner une beauté supplémentaire aux titres ainsi qu'à mettre en avant le jeu de ses partenaires!

Bref un must have comme disent les anglo saxons!!
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 20:25

Belle chronique !
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 20:53



J'espérais quand même quelque chose sur ce nouveau live captant le dernier des 3 concerts estivaux à Birmingham mais malheureusement mes espoirs se sont rapidement transformés en réelle déception à sa toute première écoute. Et pourtant lorsque j'avais publié toutes les vidéos tutube sur bon nombre de forums, ce concert anglais m'était apparu quand même bien meilleur que les deux concerts allemands immortalisés en partie sur le live Memories Of Rock - Live In Germany. Même setlist à ceci près que le groupe a interprété en plus Soldier Of Fortune.

Donc, déception dont je vous ferai part UNE SEULE FOIS et non à de multiples reprises comme ont pu le faire certains qui se sont véritablement plus à le faire régulièrement depuis maintenant plusieurs mois. Bref, voui, c'est une déception déjà en termes de son, un son brut de pomme (c'est du live, me direz-vous) à peine remixé et qui met malheureusement en valeur les carences de la section rythmique portée par Bob Nouveau à la basse et David Keith à la batterie (deux membres de Blackmore's Night, l'un ancien et l'autre toujours en activité au sein du groupe) notamment sur les titres purpleiens mais pas uniquement car Spotlight Kid nous transcende..........................par son manque d'énergie et de conviction. Carences qui se font cruellement entendre tout au long des morceaux auxquels je viens de faire allusion. Le bât blesse vraiment à ce niveau-là, faisant presque passer le groupe pour une sorte de tribute band (j'ai failli écrire "groupe de bal" mais j'ai trop de respect et d'admiration pour le sieur Blackmore et là oui, je souffre terriblement).

Section rythmique faiblarde voire affligeante, choeurs souvent approximatifs notamment sur un Child In Time qui fait peur et un Blackmore qui se limite au strict minimum dans ses interventions, voici donc le tableau qui résume cruellement ce tout "Nouveau" double live. De temps à autre, l'Homme en noir nous délivre le petit solo lumineux, le petit éclat de génie qui constituent sa marque de fabrique notamment sur Burn, Catch The Rainbow et Smoke On The Water. Mais malheureusement, ça ne suffit pas. On ne reviendra pas sur ses problèmes d'ordre arthritique tant on sait qu'ils doivent lui être pénibles à supporter. Sachant cela, aurait-il dû se lancer dans une telle entreprise ? La réponse lui appartient.

Le chanteur Ronnie Romero que certains esprits "chagrin" ont pris la peine de surnommer "Mauvairo" tire son épingle du jeu au milieu de tous ces paramètres quand même défavorables en se fendant avec fougue et conviction des classiques "rainbowesques" respectant ainsi leur complexité mais aussi leur atmosphère. Je le trouve méritant, ce brave petit. Pas facile non plus de passer après d'illustres prédécesseurs que sont Ronnie James Dio, Graham Bonnet et Joe Lynn Turner. Selon le titre interprété, il tente d'adapter sa voix le plus fidèlement possible sauf sur les titres purpleiens où comme je l'ai écrit plus haut, cela semble plus éprouvant pour lui et pour cette formation. Highway Star et Perfect Strangers (dont les raisons de sa présence dans la setlist me semblent terriblement obscures) brillent par leur lenteur et leur côté poussif.

Le groupe a annoncé il y a quelques semaines une mini-tournée UK dont un retour à Birmingham au même endroit (la Genting Arena, l'ex-NEC) et on peut être amenés à penser que le ténébreux guitariste pourrait procéder à quelques changements dans le line up du groupe ce qui ne serait pas du luxe. Nous le découvrirons ce soir puisque le combo est en concert à l'O2 Arena de Londres.

Chronique publiée il y a déjà quelques jours.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Jeu 6 Juil - 9:21

J'ai leurs premier live en vinyle , une bombe !
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Jeu 6 Juil - 15:29



BLACK STAR RIDERS : Heavy Fire (2017)

Au départ de cette aventure, beaucoup ne donnaient pas cher de ce groupe qui, de tout évidence, était perçu comme du sous-Thin Lizzy. "Ils feront peut-être un 2ème album puis peut-être un DVD live pour "payer (comme on dit trivialement) les pensions alimentaires" et puis rideau quoi........

Un premier album intitulé All Hell Breaks Loose, produit par Kevin "Caveman" Shirley vit donc le jour en 2013 encore très marqué et très estampillé "Thin Lizzy" et ce, par le biais de titres vraiment chouettes comme Kingdom Of The Lost (qui avait un côté Black Rose), Valley Of The Stones, All Hell Breaks Loose, un album qui, pour moi, représentait ce qu'un Thin Lizzy aurait pu produire sans le monumental et regretté Phil Lynott qui restera pour moi, l'artiste ultime dans la musique rock. "Allons, allons, tu t'emportes et tu t'égares, mon bon Phil !!!!!!" La tournée passera par un Trabendo bien garni (concert d'ailleurs qui devait avoir lieu à une date antérieure), la setlist bien évidemment mixant des titres du répertoire de Lizzy à ceux de ce premier album véritablement réussi. La tournée terminée, tout le monde a cru que Thin Lizzy reprendrait du service définitivement et que l'aventure BSR serait donc à mettre aux oubliettes.

Deux ans plus tard, même si le volubile Marco Mendoza ne fait plus partie du groupe, est annoncée la parution d'un deuxième opus The Killer Instinct tout aussi réussi que le premier, lui aussi et ce, grâce à des morceaux très inspirés comme ce superbe titre acoustique Blindsided, le morceau-titre, Bullet Blues, Charlie I Gotta Go, Soldierstown mais aussi You Little Liar. Impeccablement produit par Nick Raskulinecz, The Killer Instinct met en exergue le fait que le quintet est encore un peu prisonnier de son héritage lizzien mais en même temps, le combo se tourne vers des titres plus spontanés comme Sex, Guns & Gasoline. On y retrouve tout au long de ces compositions accrocheuses le petit solo racé qui fait la différence et puis, il y a ce chant troublant de Ricky Warwick, très "lynottien", qui perturbe et qui rassure à la fois car nous n'avons pas pris "rendez-vous en terre inconnue". Il y a pourtant un fait qui s'avère être évident : le groupe progresse. Pas seulement le groupe mais aussi un seul homme à savoir Damon Johnson qui va participer à la composition de 9 morceaux sur 10 sur l'album suivant.

Progresse tellement vite que le son du quintet s'épaissit et surtout se démarque du son Thin Lizzy, dernier aspect qui leur avait été reproché sur les deux premiers albums. J'en veux pour preuve l'étonnant morceau-titre qui ouvre le bal. Un titre percutant, puissant et lancinant à la fois (écoutez la partie lancinante, on pourrait entendre brièvement du Sabbath) titre mis également en valeur par l'impeccable production du sieur Raskulinecz. La petite rupture du milieu du morceau que certains "spécialistes" s'accorderont à appeler un "bridge" (n'ayez crainte, je n'ai pas de dent contre eux) définit clairement les intentions du groupe : se démarquer au possible du son Lizzy (sauf peut-être les sirènes des pompiers qui,sans doute, sont censés faire un clin d'oeil à Jailbreak de Lizzy).

On poursuit avec un morceau très simple dans sa conception pour le moins pétillant et très rythmé ayant pour nom When The Night Comes In. Jimmy De Grasso lui en veut à son kit de batterie tant celui-ci est martyrisé par sa frappe de bucheron canadien. Un titre bien agréable qui vous donne du peps lorsque vous vous brossez les dents (tiens encore une histoire de "dents") le matin devant votre glace en répétant inlassablement "When The Night Comes In" et qui s'achève sur des choeurs féminins sympas mais pas inoubliables non plus. On n'a pas Sam Brown dans les rangs, n'est-ce pas ?

Warwick sur Dancing With The Wrong Girl reprend ses accents lynottiens. Un titre au refrain absolument imparable avec ce petit riff qui vous emmène jusqu'au terme de ce morceau attachant, frais, certes très lizzien (même s'ils veulent s'en démarquer, certaines influences restent). On ne va quand même pas sans cesse leur reprocher, non ?

Who Rides The Tiger, syncopé et rapide à la fois, nous cloue sur place et ce, grâce à un refrain simple mais accrocheur. Warwick chante particulièrement bien tandis que la section rythmique fait penser à un véritable rouleau compresseur épaulée par deux soli absolument énormes de la part de nos deux six-cordistes Damon Johnson et Scott Gorham. Ces deux-là, il ne faut pas les séparer car sans vouloir effectuer de comparaison hâtive, on retrouve un simili de complicité qui existait entre Robertson et Gorham. Cela dit, cela doit être beaucoup plus facile de travailler avec un type comme le Damon beaucoup plus malléable et prévisible que l'impétueux Ecossais.

J'adore ce cinquième morceau intitulé Cold War Love qui fait, de par son rythme, légèrement penser à The Sun Goes Down de Lizzy. Très lizzien dans l'approche vocale et de par la subtilité de sa conception (petit riff lancinant qui gouverne toute la structure du titre), Cold War Love est, outre ces aspects, gorgé d'émotion et de feeling. J'en ai la chair de poule à chaque fois que je l'écoute.

Le titre suivant, nous l'avions déjà entendu avant la sortie de l'album. Bien rythmé et accrocheur (ça ne m'avait pas tant marqué que ça au départ mais là, c'est l'évidence, c'est un très bon morceau qui s'apprécie avec le temps même si malgré tout un peu complexe dans sa structure et ce, malgré les "Testify" à répétition)

Basse vrombissante et batterie percutante constituent le point de départ de ce morceau ô combien travaillé intitulé Thinking About You Could Get Me Killed. Ponctué d'un refrain facile à retenir, Johnson nous gratifie d'un solo haut en couleur et d'une subtilité rare. Les soli d'une subtilité rare, seul Lizzy savait les exécuter (allez-y, vous pouvez tirer à vue....) et l'ami Damon est allé à bonne école. J'aime vraiment bien ce guitariste qui, avec le temps, est devenu l'un des piliers du groupe. Gorham lui ? Il se repose....

True Blue Kid est pour moi le morceau peut-être le plus fade de l'album. Débutant sur un phrasé à la Genocide déviant très très rapidement sur un Gettin' Betta de Pat Travers pour finalement se fixer sur un mid-tempo où Warwick répète à pleins poumons "True Blue Kid", le titre ne possède pas à mes yeux de réelle accroche et ce, malgré une volonté de bien faire.

Ticket To Rise : tentative pitoyable de jeu de mots avec le célèbre titre des Fab Four car force est de reconnaître qu'il n'en a ni le panache ni la saveur. Je ne sais pas où le groupe a recruté les choeurs féminins mais il faudra qu'il en change au plus vite tant certaines vocalistes sont dotées de voix qui pourraient s'apparenter à des crécerelles sur le point de copuler. Un peu comme celle d'un Axl Rose au féminin....Un morceau pas forcément essentiel et qui fait suite à un autre titre pas fondamental non plus.

Letting Go Of Me est le seul titre composé par Warwick. Ca percute bien et surtout c'est bien amené. Accrocheur à souhait, Letting Go Of Me nous montre à quel point notre ami est doué dans le processus de composition. Ce qui laisse entrevoir des perspectives réjouissantes et encore plus ambitieuses ("Allez, chut, Phil, tais-toi !!!!!!!!!!!") pour le groupe qui, soi-disant, n'avait pas d'avenir comme précisé au début de cette chronique.

L'édition limitée comprend un bonus track intitulé Fade assez quelconque (un peu "bateau" pour être plus clair) mais agréable à l'écoute. Ceci dit, on peut être horripilés par les "na na na" scandés par les choeurs féminins (p*****, faut qu'ils les virent tellement c'est mielleux....). Voilà, je le crie haut et fort : "par pitié, je ne veux plus de choeurs "à la à la mords-moi le noeud" dans vos compos, les mecs". C'est juste là, le point négatif concernant Heavy Fire qui s'avère être un excellent album peut-être "transition" lorgnant vers quelque chose qui sera encore plus ambitieux de façon à franchir un cap pour ce groupe vraiment talentueux.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Sam 12 Aoû - 9:15




Je me souviens de cette année 2012 et de l’émotion que provoquait la sortie, au cinéma puis en cd dvd , de ce live tant espéré.
Il faut dire que led zeppelin c’est au moins 5 albums mythiques et la plus grosse attraction scénique des années 70.

Alors bien sur, les critiques négatives n’ont pas tardés, et on se pressa de souligné l’absence de John Bonham pour cause de décès.
Si je grossis le trait, ce n’est que pour mieux souligner le ridicule de ceux qui ne pardonneront jamais au zep d’avoir produit cet album sans son légendaire batteur.
Il serait bon de leurs rappeler que « in throught the out door » fut enregistré avec John Bonham , ce qui peut donner une nouvelle image de ce live.

En effet, « in throught the out door » n’était pas seulement un album un peu faiblard, mais un véritable navet musical montrant l’état de décomposition dans lequel ce trouvait le groupe.
Voila pourquoi cette reformation fut tant espéré, pour donner à cette légende l’épitaphe qu’elle mérite.

Et que ce live soit produit en hommage à Ahmet Ertgun ,rend cette prestation encore plus symbolique.
Fondateur d’Atlantic record, le producteur est un des personnages incontournables de la culture rock.

Alors led zeppelin a-t-il été à la hauteur de tous ces symboles ?
Et bien oui !

Tout d’abord, et pour coupé court à toutes les critiques mesquines, Jason Bonham est magistrale à la batterie.
Le jeune prodige a eu l’intelligence de ne pas copier le style de son père, et se contente d’un jeu direct et épuré qui laisse plus de place à Jimmy Page et Robert Plant.

On aurait d’ailleurs pue avoir peur que, après une carrière solo loin des hurlements du hard rock, Robert Plant ne perde cette voie de Janis Joplin mâle légendaire.
La encore, les inquiétudes sont vite balayé par une prestation impeccable.
Certes, le chanteur à perdue de la puissance et monte moins dans les aigus, mais sont chant a gagné en maturité et en justesse.
Quant à Page il reste, plus de trente ans après ses premiers exploits, le maitre du hard/ blues et son jeu si reconnaissable n’a rien perdue de sa superbe.

N’oublions pas le discret John Paul Johns dont les sublimes arrangements de claviers participent grandement à la réussite de cette prestation.

Si j’étais mesquin, je soulignerais le manque d’improvisation qui rend la prestation beaucoup plus « scolaire » que celle contenue dans le triple live « how the west was won ».

Mais vous en connaissez beaucoup vous des groupes qui, après plus de vingt ans d’inactivités, sont capable de revenir à un tel niveau ?
A l’heure ou Rainbow semble avoir raté son « grand » retour, et ou deep purple a quelques difficulté avec son chanteur, « celebration day » montre que led zeppelin reste la légende indépassable du hard rock seventies.

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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Sam 12 Aoû - 19:52

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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:17



Chroniquer un album d'Iron Maiden aussi dense que The Book Of Souls après seulement 3 écoutes peut se révéler presque suicidaire. Mais bon, je m'y soumets volontiers.

Déçu par le précédent opus The Final Frontier que j'avais ouvertement vilipendé, le faisant passer pour un exercice complètement raté à mon sens, ce n'était pas sans appréhension que je décidai de poser le vinyle sur la platine. Avant cela, la pochette n'était sans me rappeler celle du premier opus montrant un Eddie solitaire et agressif à souhait qui erre dans les rues londoniennes. Là aussi, notre Eddie est seul, grimé en guerrier cannibale d'Amazonie et fait vraiment peur à tel point qu'elle a été tout récemment censurée par la RATP. De toute façon, il aura tout subi, notre Eddie national. Trépané dans Piece Of Mind pour être massacré par le groupe à la fin d'un concert à Dortmund, prisonnier dans sa pyramide dans Powerslave puis ressuccité pour Live After Death pour devenir policier du futur dans Somewhere In Time et carrément démembré dans The X-Factor, il est toujours bel et bien présent et le restera jusqu'à la fin.

Le triple album (version LP) s'ouvre sur If Eternity Should Fail : une intro inquiétante presque glaçante cloue d'effroi son auditeur tandis que Bruce Dickinson entre en scène a capella accompagné d'un rythme fort soutenu qui débouche sur un refrain qui ne restera pas dans les annales maideniennes. Cependant, la section rythmique envoie son lot d'énergie annonçant la charge à tout va. Un petit côté Ghost Of The Navigator pourrait avoir influencé ce morceau aux ambiances très ésotériques avec cette narration finale sortie presque d'outre tombe.

Le titre suivant intitulé Speed Of Light, supposé être donc le single de ce nouvel album, percute bien même si, cela ne demeurera peut-être pas un single-phare dans la carrière du groupe, se veut quand même, être largement supérieur à un El Dorado. Comment pourrait-il en être autrement ? Le groupe propose ceci dit de superbes envolées guitaristiques comme au bon vieux temps, oserais-je dire même si par moments, le Bruce éprouve quelques petites difficultés. Mais bon, il faut voir aussi ce qu'il a vécu l'année dernière.

The Great Unknown pour lequel j'ai déjà lu quelques impressions négatives, me ravit au plus haut point. Son intro à la basse, inquiétante et sombre à souhait, pourrait nous replonger dans certaines ambiances issues de A Matter Of Life And Death, un album que j'ai pourtant très moyennement apprécié. De belles harmonies de guitares viennent étoffer l'entame de ce morceau sur lequel vient se poser délicatement et délicieusement la voix de Dickinson accompagné d'un tempo très enlevé une nouvelle fois. McBrain est mis à l'honneur grâce sa prestation de toute beauté. Le morceau s'achève sur un passage calme et serein.......à l'image actuelle du groupe.

The Red And The Black, premier morceau très long de l'opus, n'est pas une cover de Blue Öyster Cult mais un titre composé seul par Steve Harris. Débutant immanquablement par une subtile intro à la basse de la part du Boss, le morceau nous emmène dans un espèce de voyage initiatique de par ses envolées guitaristiques encore une fois. On observe une gradation dramatique du titre, entrecoupé d'un passage à la basse, rappelant le trop célèbre Rime Of The Ancient Mariner, extrait de Powerslave puis d'un refrain qui comporte des "Oh oh oh" accrocheurs qui auront lieu de faire leur effet en live. Pendant ce temps, les trois artilleurs que sont Gers, Smith et Murray décochent leurs salves avec une redoutable efficacité. Après 13'33, nous n'avons aucunement eu l'impression de nous ennuyer.

Après une telle fresque, le groupe revient sur ce qui a fait sa popularité à savoir un titre spontané et rapide intitulé When The River Runs Deep. C'est une véritable avalanche de riffs qui vous enveloppe voire même vous asphyxie et qui, en presque 6 minutes, résume parfaitement le son Maiden. Putain, ça fait du bien.

Nous passons ensuite au morceau-titre The Book Of Souls introduit par une phase acoustique, chose que nos Anglais ont pris l'habitude d'exécuter depuis quelques albums. Ca nous rappelle The Talisman de The Final "beurk" Frontier mais aussi très brièvement Losfer Words et là, c'est bougrement beaucoup plus intéressant. Le tempo y est dans un premier temps presque pachydermique sur lequel vient se greffer le beau brin de voix de Dickinson. J'ai cru également ré-entendre un zeste de Rime Of The Ancient Mariner. Ce qui est drôle, c'est que l'écoute de cet album, à ce moment précis, me rappelle l'instant précis où j'ai découvert Powerslave, me plaisant à décortiquer les moindres atmosphères de ce nouvel opus.

Death Or Glory est un morceau qui démarre pourtant bien et ce, grâce à cette ligne mélodique qui accroche bien l'oreille mais dès le refrain, le groupe s'égare, enfin je ne sais pas, s'aventure dans une direction étrange tant et si bien que ce qui accrochait bien son auditeur fait quelque peu chou blanc, créant ainsi une rupture malvenue entre ce couplet qui semblait respecter une certaine gradation dramatique et ce refrain au final assez fade le faisant passer pour quelque chose d'anecdotique.

Après un clin d'oeil évident à Wasted Years, Shadows Of The Valley composé par la paire Gers/Harris, le titre évolue vers quelque chose de magnifique et ce, grâce à une ligne directrice fort bien construite l'habillant de guitares atmosphériques et de percussions séduisantes, portées par la voix enjôleuse de Dickinson. Ceci dit, le tout dernier solo de Gers me paraît un peu saturé.

Tears Of A Clown avec un rythme rappelant très brièvement un Heaven And Hell du Sab (prêtez-y attention...) propose quelque chose de plus syncopé mais foncièrement attrayant à mon humble avis avec un Dickinson qui chante sur une tonalité assez monocorde. Tout ceci s'achève sur un solo de haute volée. "Jouissif" qu'ils disent dans Rock Hard. Eh bien oui, Monsieur Lageat, vous avez tout à fait raison.

Débutant sur une douce ambiance à la Still Life, The Man Of Sorrows est porté par un chant très mélodieux de Bruce, faisant de ce titre quelque chose d'accrocheur et bien structuré. Bref, moi j'aime bien.

Considérée comme une pièce maîtresse, Empire Of The Clouds du haut de ses 18 longues minutes offre de nombreuses facettes du talent de ce groupe ô combien incontournable aujourd'hui. Démarrant sur une tonalité douce presque classique et ce, grâce la présence, ma foi, fort bien bienvenue d'un violoncelle, le groupe relate avec émotion le terrible crash du zeppelin R101 qui se produisit le 5 octobre 1930 à Allone dans l'Oise. Dickinson opte pour un chant virant sur le ton de la complainte, épaulé par la batterie puissante de McBrain qui ressemble davantage à des coups de boutoir bien plus qu'à autre chose comme si le percussionniste désirait se focaliser sur le choc même de ce crash surtout au moment de l'accélération finale. Entre-temps, il y a cette phase préparatoire où le vocaliste narre les prémisces de la catastrophe construite autour de rythmes complexes et syncopés très "jethro tulliens" parfois (on sait le sieur Harris fan de ce groupe mythique). Les six-cordistes nous offrent alors de belles envolées (normal, "on est dans le dirigeable") qui concluent cet album de fort belle façon alternant également avec les passages de violoncelle mentionnés plus haut.

Alors que dire de cet album si ce n'est qu'il est l'oeuvre ambitieuse d'un groupe arrivé à maturation car malgré ses défauts dus sans doute à la longueur de ses compositions, The Book Of Souls ne m'est apparu à aucun moment ennuyeux comme avait pu l'être pour moi The Final Frontier. J'ai même envie de le re-déguster ce soir pour m'en ré-imprégner comme cela avait été le cas en 1984 pour Powerslave que j'avais trouvé extrêmement riche. Une envie irrépressible de le re-découvrir afin d'en déceler d'autres facettes et d'autres surprises. Si le groupe doit terminer sur cet album, celui constituerait à mon sens, l'excellent épilogue d'une carrière exemplaire. Mais bon, il y en aura d'autres car le combo a encore des choses à dire.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:18








13
que l'on attendait depuis 35 ans est enfin arrivé. C'est inespéré voire
même presque émouvant quand on connaît toutes les péripéties qui sont
arrivées au groupe depuis un certain nombre d'années. Par ailleurs,
aborder son écoute me mettait un petit peu dans le même esprit que celui
ressenti face au Black Star Riders. Certes, j'y avais déjà porté une
oreille quelque peu distraite dans des conditions qui étaient loin
d'être optimales. Je ressentais un sentiment mêlé d'enthousiasme et de
crainte. Enthousiasme en me disant qu'il s'agissait tout de même d'un
NOUVEL ALBUM DU SAB et crainte par rapport au fait que celui-ci aurait
pu être une daube monumentale comme certains l'ont à la fois signifié
dans mon entourage et sur certains sites soi-disants sérieux. Remarquez,
leurs impressions peuvent être justifiées à partir du moment où ces
journaleux bien pensants l'ont réellement écouté. Là se situe la
véritable question. Passons donc au titre à titre si vous le voulez
bien.

End Of The Beginning : le ton est donné avec ce rythme
pachydermique qui lorgne de toute évidence en termes d'ambiance
inquiétante vers un Black Sabbath dont on reconnaît l'imparable
structure. Ozzy comme envoûté, chante avec machiavélisme. Le morceau
s'accélère soudainement sur quelque chose de plus syncopé accompagné
d'un magnifique solo. 5/5

God Is Dead ? : sur un tempo lourd, je
trouve que le titre a au début mais seulement au début dans l'ambiance
et dans la façon lancinante de chanter quelques accointances avec Diary
Of A Madman d'Ozzy. Ensuite, Iommi nous décoche un gros riff accompagné
de roulements de batterie rondement exécutés par le sieur Brad Wilk
(qui, au final, s'en sort très bien) et d'un énorme son de basse de la
part de Butler. Le refrain est particulièrement accrocheur. Une nouvelle
fois, ça s'accélère, la plupart des morceaux du Sab étant malgré tout
calqués sur ce schéma (tempo lourd puis accélération subite ponctuée par
un solo d'une rare subtilité et c'est encore le cas ici). 5/5

Loner
: doté d'un riff vraiment accrocheur, le morceau se veut être plus
carré, bref simple et efficace en tout point. Rien à dire, c'est
excellent. 5/5

Zeitgeist : débutant sur un petit rire d'Ozzy,
Zeitgest a tout du morceau qui pourrait diviser les fans. En effet, il
s'agit d'un titre acoustique qui, comme cela a été dit dans d'autres
chroniques, lorgnerait du côté de Planet Caravan. C'est un fait avéré.
J'y trouve pour ma part, également quelques ambiances à la Fluff dans
certaines orchestrations, même si je suis bien conscient que ce dernier
est un instrumental. Certains y verront d'autres références. Un morceau
de ce type s'est toujours avéré être une composante essentielle de
l'univers sabbathien, morceau dont le but avoué est sans doute de créer
une sorte de rupture dans ce qui pourrait être une sorte de linéarité de
l'album. 3/5

Age Of Reason : démarrant sur un roulement de
batterie particulièrement bienvenu après le paisible Zeitgest, Age Of
Reason remet le Sab dans la voie du gros riff de tueur. Là, Iommi
m'impressionne tant ce riff lancinant est GRAND de par sa composition.
Attention, il ne s'agit pas d'un riff balancé gratuitement, car le titre
évolue vers quelque chose de plus complexe et une nouvelle fois, plus
syncopé mais qui nous gratifie en plus d'un autre riff qui m'achève. Ce
morceau est DANTESQUE et constitue pour moi, la pierre angulaire de cet
album. 5/5

Live Forever : on repart sur un tempo une nouvelle
fois, très lourd à la Electric Funeral mais très bref (quelques
secondes) pour s'orienter sur une accélération à la Children Of The
Grave d'excellente facture, titre qui se solde par un brillant solo de
la part de notre Iommi national. "I Don't Wanna Die !!!!" (Je ne veux
pas mourir") proclame Ozzy tout en sachant que dernièrement, notre ami a
replongé dans ses vieux démons. Très court, ce morceau mais
terriblement efficace. 5/5

Damaged Soul : un titre hendrixien
dans l'âme et dans la conception excellemment exécuté. Du grand art et
ce, grâce à un chant savamment dosé qui laisse place à la virtuosité de
Iommi qui s'embarque dans un solo quasi saturé. Un titre que j'aime
beaucoup. 5/5

Dear Father : une chanson très sombre et pesante au
niveau atmosphère et paroles qui évoque une affaire de prêtres pédophiles qui eut lieu récemment en Angleterre. Un profond malaise
s'en dégage même à travers ce rythme saccadé et lourd qui stresse même son auditeur. C'en est
terrifiant et même déstabilisant. Un orage éclate puis au loin se font
entendre 7 sons de cloche ressemblant à la tonalité du glas. Le cycle se
serait-il refermé ? 4.5/5

Je ferai un p'tit CR des trois titres bonus un peu plus tard car en ce qui me concerne, je les trouve d'excellente facture.

13
est un album qui a répondu à mes attentes et demeure pour l'instant et
ce, d'une façon indubitable, l'album de l'année 2013 avec juste derrière
le Black Star Riders. Mêlant différentes ambiances, cet album de riffs
(il convient de le signaler) reprend bien évidemment les recettes du
passé qui ont fait la gloire du groupe tout en y insérant, ceci dit, des
sonorités nouvelles surtout en termes de riffs notamment sur Age Of
Reason qui me botte véritablement.
En somme, 13 obtient une moyenne de 4.75 sur 5 soit 19 sur 20.




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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:18



Cet album encore de Mother's Finest, sorti en 1992, est une pure tuerie. Des morceaux comme entre autres Like A Negro revendiquant toute leur négritude et leur colère ainsi que Power, Shirt, Attitude et Generator déménagent sérieux et ce, avec groove comme eux seuls savent le faire. L'année 1992 était à mon avis trop axée sur les sorties d'albums des Guns An' Roses, Metallica et Iron Maiden qu'on en a même oublié la sortie de cet album excellent en tout point. Joyce Kennedy y excelle vocalement, le temps n'a, à ce niveau, aucune prise sur elle, accompagnée qu'elle est par le talentueux Glenn Murdock. A la basse, l'indéboulonnable Wyzard donne le ton en donnant dans le slap et à la batterie, Dion Derek bastonne comme personne. Et puis, il y a John "Red Devil" Hayes, le guitariste qui intégra le groupe pour le live Subluxation, guitariste qui nous balance des riffs entêtants et des soli d'extraterrestre. Ca claque, bref ça déménage.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:20



Higelin à Mogador !!!!!!!!!!!! Que dire de ce triple live si n'est que pour moi, il s'agit pour moi du point d'orgue de la carrière du grand Jacques. Tout son univers y est parfaitement restitué à travers ce concert complètement dingue enregistré dans le temple de l'opérette le 1er janvier 1981. Et puis, il faut dire qu'il est quand même sérieusement épaulé, notre ami. Simon Boissezon et Micky Finn (Jimmy Page, Murray Head et Nino Ferrer) se partagent les guitares, Norman Kerr à la basse, Michael Suchorsky et Michael Santangelli à la batterie. A ce sujet, Higelin apporte un commentaire personnel en disant qu'il vaut mieux avoir deux batteurs au cas où il y en aurait un qui aurait oublié de venir. mdrrrrr On continue avec notre ami Denis Van Heycke qui avec son violoncelle, sait retranscrire les atmosphères inquiétantes de certains morceaux. Franck Wuyts supplée le grand Jacques au piano tandis que "l'énigmatique et mystérieux Monsieur Mahut" assure les percussions et les frères Guillard s'occupent des cuivres. Ca commence avec un Hold Tight complètement délirant impliquant de fait un dialogue surréaliste et déjanté avec le public. Ca se poursuit avec Banlieue Boogie Blues où le grand Jacques invite l'assistance à hurler tels des loups à la pleine lune sur fond de boogie rock incendiaire. Mona Lisa Klaxon, par rapport à sa version studio qui figure sur BBH75, est un torrent d'électricité (Higelin va même jusqu'à chanter de façon hystérique : je vous l'ai dit, ce live est dingue) puis Mama Nouvelle Orléans qui dérive sur La Belle de Cadix (?). Bon, ce qui suit ne doit pas être lu par les plus jeunes car lorsqu'il attaque Je Veux Cette Fille, boogie rock, extrait d'Alertez les Bébés (1976) qui dérive ensuite sur un blues langoureux, le Jacquot s'embarque dans la description du parcours d'une larme sur un corps féminin, on s'imagine bien qu'Higelin va se lâcher. Et il va le faire, le bredin. La version live est terrible (dans le sens positif du terme). Ca prend toute la face 3 soit 16'56 de délire. Je pense qu'un artiste français n'est jamais allé aussi loin dans ce concept. Mais bon là, c'est quand même assez dégueu. On peut cependant rajouter Thiéfaine. Lors d'une soirée (on appelait ça une boum) il y a fort longtemps, on avait passé ce titre et certaines jeunes filles (moi aussi, j'étais jeune, 19 ans) avaient avoué avoir été choquées mais on l'a quand même laissé jusqu'à son terme. Irradié et son intro obsédante jouée à la violoncelle par Denis Van Heycke calment un peu le jeu d'une certaine façon, on va dire et est directement enchaîné au Minimum interprété avec sa petite intro bien funky à la guitare dans une version bien percutante. Tête En L'Air, "arrivé tout droit de la gorge d'un oiseau de Louisiane", très inspiré Trenet, de par sa mélodie innocente et guillerette contrastant radicalement avec Je Veux Cette Fille, offre un rythme pétillant. Un véritable hymne à la Vie et à l'Amour. Les "Des pianos a queue dans la boite aux lettres, des pots de yaourt dans la vinaigrette" repris par tout le groupe font leur petit effet. Un classique bien évidemment issu de l'album Champagne pour tout le monde. Le rythme lourd et syncopé de Géant Jones (qui raconte l'histoire d'un boxeur) accompagné des cuivres, achève le public de Mogador. La présentation des musiciens s'effectue dans une atmosphère absolument conviviale puis Higelin et ses acolytes s'attèlent à une version de 21 minutes de Paris New York, New York Paris, calquée un peu sur le tempo de La Grange des 3 barbus texans donc à 200 à l'heure. Une version torride face à laquelle le public de Mogador n'a pas dû sortir indemne. Voilà. Il s'agit d'un live INTENSE du début à la fin et je crois que je n'ai qu'un seul regret, c'est de ne pas y avoir assisté.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:21



J'avoue que celui-là, je l'attendais, ce live de la Mark III enregistré à Graz lors de l'avant avant dernier concert de cette Mark prestigieuse. Set list quasi identique à celle de Paris (le tout dernier concert) si ce n'est qu'il manque Going Down et Highway Star en rappel. Le son est épais, dense et puissant, un son comme je n'en avais jamais entendu de part de la Mark III en live. Même un titre comme Stormbringer que je n'apprécie guère plus que cela, revêt une autre dimension. Blackmore y est manifestement sur orbite et nous délivre tout au long de ce live des soli célestes. Coverdale lui aussi nous offre une véritable prouesse vocale sur Mistreated. Smoke On The Water nous est présenté dans une version apocalytique (sans doute la meilleure des versions époque Mark III. Puis suivent You Fool No One et Space Truckin' à aucun moment ennuyeux comme sur le live California Jammin'). Cela donne naturellement la possibilité à chaque membre du groupe de faire état de son talent avec un Paice en état de grâce et un Lord quelque peu azimuté sur Space Truckin'. Avant, je ne jurais que par le Live In Paris '75 mais le Live In Graz '75 lui a ravi la place d'honneur. Achat obligatoire pour les fans de la Mark III.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:22



Le lieu : Cobo Hall de Detroit. Les dates : 4 et 5 septembre 1975. Bob Seger et le Silver Bullet Band investissent la mythique scène du Cobo Hall de Detroit. Ca commence avec un incendiaire Nutbush City Limits de Tina Turner enchainé sans temps mort à deux titres Travelin' Man et Beautiful Loser) de son dernier album en date intitulé Beautiful Loser. Le Cobo Hall est en feu à l'image de la pochette qui orne ce double live de légende (c'est la meilleure vente du monsieur jusqu'ici). Jody Girl apaise les esprits. On repart de plus belle sur un percutant I've Been Working de Van Morrison. Le Silver Bullet Band en fait de la charpie. Une autre pause s'impose (notez la rime) avec Turn The Page qui n'est pas de Metallica, j'insiste mais bien de Bob Seger, les Four Horsemen étant fans du monsieur avaient repris ce titre sur Garage Inc. Ca redémarre sur les chapeaux de roue avec UMC et Bo Diddley. Bon, maintenant, on a assez rigolé et là, on passe à du sérieux avec Ramblin' Gamblin' Man, Heavy Music et Katmandu délivrés dans des versions survitaminées à tel point que le public du Cobo Hall était déjà à genoux après ces trois titres. Ce n'est pas fini car après le mid-tempo Lookin' Back, Seger et son groupe de tueurs balancent un Get Out Of Denver de folie (ça a dû danser sévère dans le Cobo Hall durant ces deux soirs d'anthologie) et donnent le coup de grâce avec un Let It Rock de dingue. C'est un live de feu, le Live Bullet. Quelques années plus tard, Seger en publiera un autre double live intitulé Nine Tonight qui, s'il comporte d'excellents moments, n'a pas la fougue de son illustre prédécesseur.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:22



Ce double vinyle import australien a toute une histoire : en effet, en 1988, alors que je me trouvais en vacances entre Sète et Marseillan-Plage (au camping Le Castellas, pour être précis) en compagnie de la future Mme Phil, je me rendis seul à Montpellier pour une consultation à l'hôpital parce que la seule crème dont je disposais à l'époque pour me protéger du soleil, était une crème Nivéa du plus bel effet mais d'aucune efficacité puisque je fus brûlé en partie, notamment sur les jambes.
Après la consultation, il me fallut un peu de réconfort et donc je passai à la FNAC locale et là que vis-je ? Ce double live de ce groupe que j'adorais et que j'adore toujours grâce à l'album Darkroom qui me rappelait mes vertes années de lycée (ah, Face The Day qui, malheureusement ne figurait pas sur ce double vinyl mais qui figurera sur la réédition CD de 98).
Content de mon achat, il y avait, cependant un détail auquel je n'avais pas pensé : celui de l'entreposer. En effet, je n'avais qu'une modeste canadienne et il faisait chaud.
L'amour de la Musique étant le plus fort à cette époque-là, je décidai de le trimbaler partout où je me déplacerai (sauf dans les chiottes ou dans la douche) et demandai à la future Mme Phil d'assurer une surveillance de tous les instants. Il fut présent à la plage puis lors de la visite de Sète , bref partout. Il tourne encore aujourd'hui et n'est pas du tout abimé.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:23



Très sympa ce double live de Lynyrd Skynyrd où apparaissent de nombreux invités (Randy Houser, Robert Randoplh, Jimmy Hall des excellents Wet Willie, Aaron Lewis, Blackberry Smoke, O.A.R, Cheap Trick, Moe & John Hiatt, Gov't Mule, Warren Haynes, Jamey Johnson, Jason Johnson, Jason Isbell, Peter Frampton, Trace Adkins, Charlie Daniels & Donnie Van Zant, Alabama, Gregg Allman) venus rendre hommage à ce groupe mythique. Ceci dit, il faut replacer les choses dans leur contexte. Ceux qui croiront entendre une ressucée du One More From The Road, double live légendaire capté en 1976 au même endroit, à savoir le Fox Theatre, pourront se mettre le doigt dans l'oeil. On passe un excellent moment, je trouve, avec les avantages et les inconvénients d'un tel évènement. Puis, le groupe entre en scène pour les quatre derniers titres dont un Travelin' Man plein d'émotion avec en arrière-plan Ronnie Van Zant (RIP) filmé au festival de Knebworth le 21 juin 1976 et un Sweet Home Alabama réunissant tous les invités de cette petite fête..
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mer 30 Aoû - 21:24



Cet album intitulé The Purple Album, y en a qui ne l'aiment pas et d'autres qui l'apprécient pour ce qu'il est, à savoir un hommage de la part de David Coverdale au groupe qui l'a fait connaître, Deep Purple qui, à l'époque venait à peine de sortir d'une crise très sérieuse, suite au départ de Ian Gillan et de Roger Glover après un concert donné à Osaka en 1973. Je fais partie pour ma part de la seconde catégorie. Burn en opener, quoi de plus normal ? Délivré dans une version surpuissante et nourri de soli à ne plus savoir qu'en faire, le titre est vachely bien interprété avec certes un Coverdale, assisté de ses "employés" pour assurer les choeurs et les parties aigües autrefois assurées par Glenn Hughes. Ca continue sur un You Fool No One assez déconcertant démarrant presque sur un rythme zeppelinien très saccadé pas forcément du meilleur goût. Love Child me semble bien exécuté et contrairement à ce que l'on pourrait penser, je l'ai écouté en long, en large et en travers Come And Taste The Band (d'où est extrait ce morceau), pas à sa sortie mais aux alentours de 77-78. La voix du Cov' n'est plus évidemment celle qu'elle était, plus éraillée, plus fatiguée aussi après tout ce qu'il lui a fait subir surtout depuis 1987 en changeant de registre (passer d'un hard bluesy très chaleureux à à un hard rock US certes puissant mais au final beaucoup moins intéressant). Sail Away extrait de Burn, j'ai toujours aimé et là, la version acoustique qui nous est proposée, est magnifique. L'on y retrouve une voix plus chaude de la part du Cov', celle qu'il aurait dû toujours garder à mon humble avis. C'est au tour de The Gypsy d'être revisité dans un esprit relativement fidèle avec quelques petits arrangements en plus. Lady Double Dealer qui a fait l'objet de nombreuses versions live, débute ici sur des battements de coeur repris par la batterie râgeuse de Tommy Alridge surnommé "Le Bucheron des Carpathes" (mdrrrr). Une version honorable qui ne restera pas dans les annales mais qui a le mérite d'être interprétée avec une redoutable efficacité. Les fans de la Mark III n'avaient qu'un souhait : celui de ré-entendre une nouvelle version de Mistreated laissée à l'abandon depuis le 20 août 1983, jour de la prestation du groupe au Festival de Donington. Il s'agit d'une très belle interprétation où l'on y retrouve quand même ce qui faisait le charme de cette chanson : la chaleur de la voix et une progression dramatique émouvante deux paramètres incontournables de cette Mark III qui prit fin après un concert à Paris le 7 avril 1975. J'en connais certains qui s'y trouvaient....mdrrrrrr. On continue sur un Holy Man acoustique de toute beauté puis sur un Might Just Take Your Life introduit sur une note très bluesy en lieu et place de l'intro aux claviers de feu Jon Lord. You Keep On Movin est un titre qui m'a toujours fait tripper que ce soit en studio ou en live. Cette basse entêtante du début, puis la voix ensorceleuse de Coverdale me laissent à penser qu'il s'agit vraiment d'un des meilleurs titres si ce n'est le meilleur à mon humble avis. Et puis, il y a Soldier Of Fortune où là, on franchit un cap dans l'esthétisme car tout le monde devrait avoir écouté cette chanson une fois dans sa vie. Encore là sur cet album-hommage, l'interprétation y est gorgée d'une sensiblité grandeur nature. Lay Down Stay Down nous est proposée dans une version convenable avec malheureusement cette nappe de soli dont on se demande même quand cela va finir puis Stormbringer, title-track du 2ème de la Mark III que j'ai toujours largement inférieur à Burn (c'est encore mon point de vue) nous est envoyés dans une version certes décapante et très "actualisée" (avec ce que cela sous-entend comme idée derrière). Lady Luck et Comin'Home sont des bonus tracks intéressants dans leur ré-interprétation, plus le premier que le second car sur Comin' Home, l'avalanche de soli nuit sans doute à l'esprit initial de ce titre.
Je crois donc que concernant cet album, il faut le considérer comme un hommage à ce groupe qui a amené le Cov' vers les hautes sphères que l'on connaît aujourd'hui et force est de reconnaître que l'exercice est quand même pas trop mal réussi pour ce chanteur qui nous a accompagnés dans notre parcours musical.
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