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 Chroniques de Rockmaniacs

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Ben-J
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MessageSujet: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 15:07

Je reprends un peu le sujet d'un forum de heavy metal mais l'idée est bonne je trouve.
Chacun publie ses chroniques ou réflexions sur un album ici.

Je commence avec le dernier blues pills:

Une œuvre doit elle représenter son époque ou s’en affranchir pour devenir un témoignage intemporel de l’apogée de son géniteur ?
Pour faire plus simple, et recentrer la question sur le sujet qui nous préoccupe, faut il tuer l’héritage des seventies ?
Si un groupe incarne cette problématique aujourd’hui, c’est bien blues pills.

Propulsé au sommet du revival rock grâce à un album qui sentait bon le hard rock teinté de psychédélisme, le groupe divise la critique.
Ses détracteurs lui reproche de reprendre une formule usée jusqu'à la corde avec peu, voir aucune originalité.
Les autres (dont je fais partie), ce sont empressé de saluer un album puissant et inspiré (voir la chronique sur ce site dans l’onglet hard rock).

Toutefois, le groupe ne pouvait pas ce permettre de sortir un album dans la même veine.
Malgré son énergie, ce premier essaie ne pouvait plus être dépassé.
Sortir un autre album bardé de riffs et de distorsions, c’était prendre le risque de ce parodier.

D’autant que le publique n’a pas forcément compris que le plus gros avantage de blues pills ne ce situait pas dans ses riffs, aussi réussit soient ils, mais bien dans la voie de sa chanteuse.
Sans elle, le groupe serait sans doute catalogué parmi les innombrables groupes de rock old school , et je ne serais sans doutes pas en train de vous parler de cet album aujourd’hui.

Voila pourquoi « lady in gold » est si décrié depuis sa sortie en 2016.
Les observateurs ont crue découvrir le nouveau led zeppelin, alors que cet album confirme qu’on a plus affaire à un big brother and the holding company des temps moderne.

Vous n’allez pas me dire que cette voie ne vous fait pas penser aux lamentations gorgées de blues de la grande Janis ?
C’est désormais flagrant, et ce bad talker très proche du live de big brother ne va pas me contredire.

Quant à la guitare, elle est bien présente, mais ce fait plus rythmique que violente, plus bluesy que hard, et ce n’est pas plus mal.
Car lady in gold est un album bien plus mature que son prédécesseur, et il est bien servi par une production impeccable.
Chaque instrument est ainsi au service des mélodies et, quant le groupe ce laisse aller à plus d’agressivité, l’impact n’en est que plus grand.

Mais des riffs entêtant, on en trouve encore quelques un comme sur le blues psyché « won’t go back ».
Dorrian Sorriaux a juste troqué la folie Pagienne pour une retenue plus proche d’un Keith Richard, et qui permet à sa chanteuse de s’épanouir dans un registre plus blues/soul.

Digne descendant du classique rock, blues pills réussit un virage qui paraitra naturelle à ceux qui ont compris la vraie nature de ce groupe.
Qu’importe les autre, cet album est un joyau et gageons que le temps lui rendra justice.

 https://lennon62.wordpress.com/2017/07/04/blues-pills-lady-in-gold/
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Phil
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 15:25

Excellente initiative.
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Beck-Bolin
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 19:02




chronique de l'album revolution come revolution go:

Cela fait quatre ans que le groupe n'était pas entré en studio, c'est à dire depuis la réalisation de l'album Shout! (2013)
Cet album, je le dis clairement, est une pure merveille, un sommet musical et artistique.
Ecrit et réalisé sous l'ère Trump, il n'est pas à proprement parlé un album "politique".Mais la société américaine si en colère est parfaitement représentée par le climat général de l'album (y compris ses bonus tracks).La diversité des genres abordés est flagrante (hard rock, soul, jam jazz rock, funk, ballades..) et montre une fois encore la richesse hors normes du groupe.La classe est présente par la fusion qui existe entre les quatre musiciens.Les titres sont parfaitement arrangés et le rôle de Carlsson et Louis dans ce domaine est un atout considérable.
Voici un track by track:

1) stone cold rage fut le premier single du groupe et une franche réussite.Le riff, la colère qui s'en dégage ainsi que sa noirceur font mouche et la partie instrumentale est très bien arrangée.5/5

2) Drawn the way continue dans le domaine du rock avec son intro très AC/DC avant de se diriger vers un riff typiquement "mulien".La aussi, le chant de Haynes est remarquable et la seconde partie du titre nous emmène vers un jam de haute volée!5/5

3) pressure under fire est le second album de l'album et là encore on est en terrain connu.Superbe mélodie, et solo somptueux plein de feeling du maitre.5/5

4) the man i want to be: titre très personnel écrit par Haynes, la beauté de cette composition est absolument parfaite.Rien à dire, la grande classe! 5/5

5) travellin tune est une superbe ballade, introspective, parfaitement illuminé par le jeu tout en feeling de Warren Haynes armé de son bottleneck.5/5

6)Thorns of life tout simplement un des sommets de l'album.Sommet d'émotion, ce titre est une des plus belles réussite de toute la carrière du groupe.Changements de rythmes, fusion incroyable du jeu des quatre protagonistes...A écouter plus qu'à décrire!5/5

7) Dreams and songs est un titre hyper personnel de Warren Haynes.Un autre grand moment d'émotion avec une montée bourrée de feeling notamment par la présence de choeurs féminins .5/5

Cool Sarah surrender le titre soul de l'album.Mais je dirais un outtake de l'album Man in Motion de la carrière solo de Haynes plus qu'un titre de Gov't Mule.La précision de Matt Abts, qui se prend ici pour Al Jackson Jr, est absolument diabolique et pleine de groove!5/5

9) Revolution come..revolution go....un autre chef d'oeuvre, un titre qui emmène le groupe vers des contrées beaucoup plus jazz rock sur son final, avec un Danny Louis et un Matt Abts absolument extraordinaires!La version avec trompette jouée par Louis en alternate take sur la version deluxe de l'album est tout aussi géniale..5/5

10) Burning point le titre funk de l'album.Présence très belle de Jimmy Vaughan.Rien à dire, très belle compo! 4.5/5

11) [b]Easy Times[/b].La classe et l'émotion dans cette ballade composée par le maitre et qui est une franche réussite! 5/5

12) Dark was the night, cold was the ground..la seule cover de l'album mais là encore quelle reussite, quel classe!.Le groupe est en feu, l'harmonie atteint ici son paroxysme sur ce vieux blues de Blind Wille Johnson réarrangé et paroles ajoutées pour l'occasion.Le jeu de slide d'Haynes, le piano de Louis, le feeling d'Abts brillent de mille feux comme lorsque le groupe reprenait (avec Woody à la basse) If i've had a possession over judgement day à la fin de l'album life before insanity...Ce feu que l'on peut retrouver, cette intensité sur in my time of Dying de Led Zep sur Physical Graffitti..5/5

trois bonus studio:

13) What Fresh hell..est dans la lignée de stone cold rage..Riff et melodies sombres mais en plus une recherche sonore instrumentale par Haynes absolument lumineuse! un très très bon titre! 5/5

14) Click track..là aussi un titre très hard rock, parfaitement réussi avec un jeu agréssif et plein de feeling du maitre...5/5

15) outside myself..seul titre dont la musique est signée seulement carlsson et les paroles Haynes (qui garde l'exclusivité des paroles du groupe) est une très belle ballade là aussi parfaitement réussie...5/5

Il y a plusieurs points sur lesquels je veux revenir et developper:

1) la production: signée Haynes, Gordie Johnson et Don was..elle est parfaite! la clareté des instruments, la dynamique et l'occupation de l'espace sonore est maitrisée et aide au climat et à la réussite de cette galette...

2) le jeu du groupe: Haynes a (re)trouvé beaucoup plus de diversité dans son jeu de gratte avec recherche sonore par exemple, se montre un chanteur toujours aussi flamboyant, Jorgen Carlsson nous montre de plus en plus (voir aussi Planet of the Abts) qu'il est un arrangeur, un compositeur de très grande qualité et un bassiste hors normes, Danny Louis lui aussi est sublime par ses interventions inspirés et subtils (voir notamment ses parties sur revolution come ou dark days..) .
Une place particulière doit être donné à Matt Abts..peut être signe -t-il ici sa meilleure performance studio!.Son jeu est d'une clareté, d'une netteté, d'une précision et d'une technicité absolument extraterrestre! un niveau musical peut être jamais atteint par un batteur sur disque rock...Tout au long de l'enregistrement, son jeu de cymbales est flamboyant et aide énormement à donner une beauté supplémentaire aux titres ainsi qu'à mettre en avant le jeu de ses partenaires!

Bref un must have comme disent les anglo saxons!!
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Ben-J
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 20:25

Belle chronique !
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Phil
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Mar 4 Juil - 20:53



J'espérais quand même quelque chose sur ce nouveau live captant le dernier des 3 concerts estivaux à Birmingham mais malheureusement mes espoirs se sont rapidement transformés en réelle déception à sa toute première écoute. Et pourtant lorsque j'avais publié toutes les vidéos tutube sur bon nombre de forums, ce concert anglais m'était apparu quand même bien meilleur que les deux concerts allemands immortalisés en partie sur le live Memories Of Rock - Live In Germany. Même setlist à ceci près que le groupe a interprété en plus Soldier Of Fortune.

Donc, déception dont je vous ferai part UNE SEULE FOIS et non à de multiples reprises comme ont pu le faire certains qui se sont véritablement plus à le faire régulièrement depuis maintenant plusieurs mois. Bref, voui, c'est une déception déjà en termes de son, un son brut de pomme (c'est du live, me direz-vous) à peine remixé et qui met malheureusement en valeur les carences de la section rythmique portée par Bob Nouveau à la basse et David Keith à la batterie (deux membres de Blackmore's Night, l'un ancien et l'autre toujours en activité au sein du groupe) notamment sur les titres purpleiens mais pas uniquement car Spotlight Kid nous transcende..........................par son manque d'énergie et de conviction. Carences qui se font cruellement entendre tout au long des morceaux auxquels je viens de faire allusion. Le bât blesse vraiment à ce niveau-là, faisant presque passer le groupe pour une sorte de tribute band (j'ai failli écrire "groupe de bal" mais j'ai trop de respect et d'admiration pour le sieur Blackmore et là oui, je souffre terriblement).

Section rythmique faiblarde voire affligeante, choeurs souvent approximatifs notamment sur un Child In Time qui fait peur et un Blackmore qui se limite au strict minimum dans ses interventions, voici donc le tableau qui résume cruellement ce tout "Nouveau" double live. De temps à autre, l'Homme en noir nous délivre le petit solo lumineux, le petit éclat de génie qui constituent sa marque de fabrique notamment sur Burn, Catch The Rainbow et Smoke On The Water. Mais malheureusement, ça ne suffit pas. On ne reviendra pas sur ses problèmes d'ordre arthritique tant on sait qu'ils doivent lui être pénibles à supporter. Sachant cela, aurait-il dû se lancer dans une telle entreprise ? La réponse lui appartient.

Le chanteur Ronnie Romero que certains esprits "chagrin" ont pris la peine de surnommer "Mauvairo" tire son épingle du jeu au milieu de tous ces paramètres quand même défavorables en se fendant avec fougue et conviction des classiques "rainbowesques" respectant ainsi leur complexité mais aussi leur atmosphère. Je le trouve méritant, ce brave petit. Pas facile non plus de passer après d'illustres prédécesseurs que sont Ronnie James Dio, Graham Bonnet et Joe Lynn Turner. Selon le titre interprété, il tente d'adapter sa voix le plus fidèlement possible sauf sur les titres purpleiens où comme je l'ai écrit plus haut, cela semble plus éprouvant pour lui et pour cette formation. Highway Star et Perfect Strangers (dont les raisons de sa présence dans la setlist me semblent terriblement obscures) brillent par leur lenteur et leur côté poussif.

Le groupe a annoncé il y a quelques semaines une mini-tournée UK dont un retour à Birmingham au même endroit (la Genting Arena, l'ex-NEC) et on peut être amenés à penser que le ténébreux guitariste pourrait procéder à quelques changements dans le line up du groupe ce qui ne serait pas du luxe. Nous le découvrirons ce soir puisque le combo est en concert à l'O2 Arena de Londres.

Chronique publiée il y a déjà quelques jours.
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Jeu 6 Juil - 9:21

J'ai leurs premier live en vinyle , une bombe !
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Phil
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MessageSujet: Re: Chroniques de Rockmaniacs   Jeu 6 Juil - 15:29



BLACK STAR RIDERS : Heavy Fire (2017)

Au départ de cette aventure, beaucoup ne donnaient pas cher de ce groupe qui, de tout évidence, était perçu comme du sous-Thin Lizzy. "Ils feront peut-être un 2ème album puis peut-être un DVD live pour "payer (comme on dit trivialement) les pensions alimentaires" et puis rideau quoi........

Un premier album intitulé All Hell Breaks Loose, produit par Kevin "Caveman" Shirley vit donc le jour en 2013 encore très marqué et très estampillé "Thin Lizzy" et ce, par le biais de titres vraiment chouettes comme Kingdom Of The Lost (qui avait un côté Black Rose), Valley Of The Stones, All Hell Breaks Loose, un album qui, pour moi, représentait ce qu'un Thin Lizzy aurait pu produire sans le monumental et regretté Phil Lynott qui restera pour moi, l'artiste ultime dans la musique rock. "Allons, allons, tu t'emportes et tu t'égares, mon bon Phil !!!!!!" La tournée passera par un Trabendo bien garni (concert d'ailleurs qui devait avoir lieu à une date antérieure), la setlist bien évidemment mixant des titres du répertoire de Lizzy à ceux de ce premier album véritablement réussi. La tournée terminée, tout le monde a cru que Thin Lizzy reprendrait du service définitivement et que l'aventure BSR serait donc à mettre aux oubliettes.

Deux ans plus tard, même si le volubile Marco Mendoza ne fait plus partie du groupe, est annoncée la parution d'un deuxième opus The Killer Instinct tout aussi réussi que le premier, lui aussi et ce, grâce à des morceaux très inspirés comme ce superbe titre acoustique Blindsided, le morceau-titre, Bullet Blues, Charlie I Gotta Go, Soldierstown mais aussi You Little Liar. Impeccablement produit par Nick Raskulinecz, The Killer Instinct met en exergue le fait que le quintet est encore un peu prisonnier de son héritage lizzien mais en même temps, le combo se tourne vers des titres plus spontanés comme Sex, Guns & Gasoline. On y retrouve tout au long de ces compositions accrocheuses le petit solo racé qui fait la différence et puis, il y a ce chant troublant de Ricky Warwick, très "lynottien", qui perturbe et qui rassure à la fois car nous n'avons pas pris "rendez-vous en terre inconnue". Il y a pourtant un fait qui s'avère être évident : le groupe progresse. Pas seulement le groupe mais aussi un seul homme à savoir Damon Johnson qui va participer à la composition de 9 morceaux sur 10 sur l'album suivant.

Progresse tellement vite que le son du quintet s'épaissit et surtout se démarque du son Thin Lizzy, dernier aspect qui leur avait été reproché sur les deux premiers albums. J'en veux pour preuve l'étonnant morceau-titre qui ouvre le bal. Un titre percutant, puissant et lancinant à la fois (écoutez la partie lancinante, on pourrait entendre brièvement du Sabbath) titre mis également en valeur par l'impeccable production du sieur Raskulinecz. La petite rupture du milieu du morceau que certains "spécialistes" s'accorderont à appeler un "bridge" (n'ayez crainte, je n'ai pas de dent contre eux) définit clairement les intentions du groupe : se démarquer au possible du son Lizzy (sauf peut-être les sirènes des pompiers qui,sans doute, sont censés faire un clin d'oeil à Jailbreak de Lizzy).

On poursuit avec un morceau très simple dans sa conception pour le moins pétillant et très rythmé ayant pour nom When The Night Comes In. Jimmy De Grasso lui en veut à son kit de batterie tant celui-ci est martyrisé par sa frappe de bucheron canadien. Un titre bien agréable qui vous donne du peps lorsque vous vous brossez les dents (tiens encore une histoire de "dents") le matin devant votre glace en répétant inlassablement "When The Night Comes In" et qui s'achève sur des choeurs féminins sympas mais pas inoubliables non plus. On n'a pas Sam Brown dans les rangs, n'est-ce pas ?

Warwick sur Dancing With The Wrong Girl reprend ses accents lynottiens. Un titre au refrain absolument imparable avec ce petit riff qui vous emmène jusqu'au terme de ce morceau attachant, frais, certes très lizzien (même s'ils veulent s'en démarquer, certaines influences restent). On ne va quand même pas sans cesse leur reprocher, non ?

Who Rides The Tiger, syncopé et rapide à la fois, nous cloue sur place et ce, grâce à un refrain simple mais accrocheur. Warwick chante particulièrement bien tandis que la section rythmique fait penser à un véritable rouleau compresseur épaulée par deux soli absolument énormes de la part de nos deux six-cordistes Damon Johnson et Scott Gorham. Ces deux-là, il ne faut pas les séparer car sans vouloir effectuer de comparaison hâtive, on retrouve un simili de complicité qui existait entre Robertson et Gorham. Cela dit, cela doit être beaucoup plus facile de travailler avec un type comme le Damon beaucoup plus malléable et prévisible que l'impétueux Ecossais.

J'adore ce cinquième morceau intitulé Cold War Love qui fait, de par son rythme, légèrement penser à The Sun Goes Down de Lizzy. Très lizzien dans l'approche vocale et de par la subtilité de sa conception (petit riff lancinant qui gouverne toute la structure du titre), Cold War Love est, outre ces aspects, gorgé d'émotion et de feeling. J'en ai la chair de poule à chaque fois que je l'écoute.

Le titre suivant, nous l'avions déjà entendu avant la sortie de l'album. Bien rythmé et accrocheur (ça ne m'avait pas tant marqué que ça au départ mais là, c'est l'évidence, c'est un très bon morceau qui s'apprécie avec le temps même si malgré tout un peu complexe dans sa structure et ce, malgré les "Testify" à répétition)

Basse vrombissante et batterie percutante constituent le point de départ de ce morceau ô combien travaillé intitulé Thinking About You Could Get Me Killed. Ponctué d'un refrain facile à retenir, Johnson nous gratifie d'un solo haut en couleur et d'une subtilité rare. Les soli d'une subtilité rare, seul Lizzy savait les exécuter (allez-y, vous pouvez tirer à vue....) et l'ami Damon est allé à bonne école. J'aime vraiment bien ce guitariste qui, avec le temps, est devenu l'un des piliers du groupe. Gorham lui ? Il se repose....

True Blue Kid est pour moi le morceau peut-être le plus fade de l'album. Débutant sur un phrasé à la Genocide déviant très très rapidement sur un Gettin' Betta de Pat Travers pour finalement se fixer sur un mid-tempo où Warwick répète à pleins poumons "True Blue Kid", le titre ne possède pas à mes yeux de réelle accroche et ce, malgré une volonté de bien faire.

Ticket To Rise : tentative pitoyable de jeu de mots avec le célèbre titre des Fab Four car force est de reconnaître qu'il n'en a ni le panache ni la saveur. Je ne sais pas où le groupe a recruté les choeurs féminins mais il faudra qu'il en change au plus vite tant certaines vocalistes sont dotées de voix qui pourraient s'apparenter à des crécerelles sur le point de copuler. Un peu comme celle d'un Axl Rose au féminin....Un morceau pas forcément essentiel et qui fait suite à un autre titre pas fondamental non plus.

Letting Go Of Me est le seul titre composé par Warwick. Ca percute bien et surtout c'est bien amené. Accrocheur à souhait, Letting Go Of Me nous montre à quel point notre ami est doué dans le processus de composition. Ce qui laisse entrevoir des perspectives réjouissantes et encore plus ambitieuses ("Allez, chut, Phil, tais-toi !!!!!!!!!!!") pour le groupe qui, soi-disant, n'avait pas d'avenir comme précisé au début de cette chronique.

L'édition limitée comprend un bonus track intitulé Fade assez quelconque (un peu "bateau" pour être plus clair) mais agréable à l'écoute. Ceci dit, on peut être horripilés par les "na na na" scandés par les choeurs féminins (p*****, faut qu'ils les virent tellement c'est mielleux....). Voilà, je le crie haut et fort : "par pitié, je ne veux plus de choeurs "à la à la mords-moi le noeud" dans vos compos, les mecs". C'est juste là, le point négatif concernant Heavy Fire qui s'avère être un excellent album peut-être "transition" lorgnant vers quelque chose qui sera encore plus ambitieux de façon à franchir un cap pour ce groupe vraiment talentueux.
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