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 Club d'écoute musicale

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Frise-Poulet
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Mar 9 Mai - 17:54

Nous on veut la vidéo cheers cheers

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Frise-Poulet
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 13 Mai - 15:52

Une bise à Ponponet cheers

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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 13 Mai - 17:19

Frise-Poulet a écrit:
Nous on veut la vidéo cheers cheers  

Y aura...
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 13 Mai - 17:32

Voici donc le verbatim de mon intervention au Club d'écoute musicale / La Puce à l'Oreille du 13 mai 2017 :

"Deep Purple ? Mais j'écoutais ça quand j'étais un ado boutonneux. Je m'étais même acheté une guitare électrique bas de gamme pour reproduire le célébrissime riff de Smoke On The Water."

Ce sont toujours les mêmes propos qui reviennent dans la bouche de musiciens ou non leur rappelant sans doute des souvenirs zémus de cette période bénie.

Je ne vais pas par le biais de cet exposé vous retracer toute l'histoire de ce groupe incontournable tant il lui est arrivé moults rebondissements dans sa carrière longue de près de 50 ans, histoire jalonnée par ce que l'on a appelé les "Marks" correspondant aux différentes formations du groupe et c'est dire s'il y en a eu.

La I, l'une des plus anecdotiques, a publié des albums que l'on qualifiera "d'éminemment sympathiques."

La II, la plus emblématique composée de musiciens...............emblématiques que sont Ian Gillan, Ritchie Blackmore, Roger Glover (vous savez qui, plus tard, a composé Love Is All illustré par un dessin animé où l'on voyait une petite grenouille entonner ce refrain tubesque en compagnie de ses amis, dessin animé souvent diffusé pendant un interlude), Jon Lord et Ian Paice et ce, malgré en début de parcours, un échec commercial avec le Concerto For Pop Group And Orchestra (1969), publiera incontestablement ce qui assoira la réputation du combo à travers des albums comme In Rock (vous savez l'album avec les 4 têtes avec les 4 têtes sculptées dans la roche en référence aux 4 têtes des 4 présidents américains du Mont Rushmore), Fireball, le légendaire double live Made In Japan et Who Do We Think We Are ?

A ce moment-là, on changera de formation avec la Mark III car trop de dissensions entre notamment Ritchie Blackmore ténébreux comme sa tenue qu'il arborait chaque soir et Ian Gillan qui, pendant les longs solos du premier cité, avait largement le temps "d'aller s'occuper" des groupies en fleur.

David Coverdale remplace Ian Gillan au chant et Glenn Hughes remplace Roger Glover à la basse en 1974. Donc la Mark III reprend le flambeau pour 3 albums, l'excellent Burn et son Mistreated d'anthologie, Stormbringer résolument plus funk et le live Made In Europe. Puis, rideau !!!!!
Ritchie Blackmore, ne trouvant pas la nouvelle direction musicale à son goût, quitte le navire pour aller former Rainbow avec les regrettés Ronnie James Dio au chant, Jimmy Bain à la basse et l'immense Cozy Powell à la batterie.

Pour ce qui concerne la Mark IV, le guitariste Tommy Bolin, débauché de James Gang, intègre le groupe pour un album qui fera débat, Come Taste The Band. En effet, certains crieront à la trahison car trop funk n'ayant plus rien à voir avec le Purple des débuts, d'autres s'agenouilleront devant lui, arguant le fait que c'est un symbole de renouveau, préfigurant un groupe comme Whitesnake mené tambour battant par le sieur David Coverdale. Par là-dessus, s'ajoutant les écarts narcotiques et éthyliques de Tommy Bolin et Glenn Hughes. Tout ceci précipitera la séparation du groupe en 1976. Le premier cité décèdera quelques temps plus tard. On n'entend plus parler de Deep Purple pendant 8 ans.

En 1984, étrangement, c'est la Mark II qui se reforme (vous savez celle où le chanteur allait s'occuper des groupies dans les loges pendant les longs solos de Ritchie Blackmore. Vous suivez ? On suit toujours pour ce genre de choses). Un album, Perfect Strangers, au demeurant très bon, est publié et une tournée mondiale passe par Paris les 8 et 9 juillet 1985 (j'en serai bien évidemment et ce, pour les deux soirs).

Les vieux démons reprendront ensuite le dessus provoquant de pénibles allers et venues et ce, pendant de longues années. Et puis, Jon Lord, l'immense claviériste nous quittera en 2012. Le talentueux Don Airey le remplace.

Au bout de 30 ans, le groupe finit par se stabiliser autour d'un guitariste talentueux nommé Steve Morse, qui à lui seul, saura faire faire passer le nouveau message du groupe au gré des albums : "Travailler en toute sérénité !!!" Eh oui, Morse a les dents longues.....

Et c'est bien là, l'esprit qui règne sur ce nouvel album Infinite qui regorge de morceaux fort sympathiques et puis sur la pochette intérieure, il y a ce petit clin d'oeil à In Rock. C'est comme la crème de marrons pour Régis, un nouvel album de Deep Purple, ça se déguste, ça se délecte pendant de longues heures, à l'infini(te), comme le titre qu'il porte.

Le morceau que j'ai choisi de vous présenter, est une chanson d'amour intitulée One Night In Vegas. Attention, ce n'est pas une chanson d'amour qui évoque les ébats sulfureux de Ian Gillan avec ses groupies mais un mariage, celui un peu forcé du bassiste de Foghat (groupe britannique des 70's qui a connu son heure de gloire avec des albums essentiels comme Stone Blue et le Live).  Après un concert à Las Vegas et une bonne gueule de bois, il s'est retrouvé avec une bague au doigt. Aux dernières nouvelles, le couple serait toujours ensemble.

Deep Purple, apôtres de l'Amour ? Sans nul doute. Ils ont toujours su cultiver leur image de "Mark".


Dernière édition par Phil le Dim 14 Mai - 12:02, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 13 Mai - 18:55

cheers cheers j'ai hâte de voir la vidéo cheers cheers

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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 13 Mai - 21:42


Jean, Hervé, Eric, Ponpon, Thomas (le fils de Jb42), Jb42 (du BSF), JJ


JJ, Jean, moi, Hervé, Ponpon, Jb42, Thomas
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 13 Mai - 22:24

Je reconnais notre Philounet le Ponponet , Jean Jo-jo mais les autres je ne vois pas ....peut-être Dédé la saumure en bout de ligne ?

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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 14 Mai - 1:15

Vous trouverez ci-dessous, le verbatim de ma présentation du disque de Grandaddy « Last Place » dans le cadre du brunch musical du 13/05/2017.

Aujourd’hui, je vais vous dévoiler une part de la face cachée des brunchs musicaux. Pour corser la difficulté, il y a des challenges à respecter lors de la recherche des coups de coeur. Le mien fut cette fois, le jeu des sept familles. Comme, l’année dernière Régis avait présenté un des pères de l’Indie Folk moderne Father John Misty « I Love You, Honeybear ». J’ai choisi le grand-père avec le dernier album de Grandaddy (GrandPapa) intitulé « Last Place ». Par conséquent, vous pouvez émettre l’hypothèse d’une prochaine présentation des soeurs les « Scissors Sisters » ou les frères « Chris Robinson Brotherhood ».
Pour en venir au disque « Last Place », c’est un album rare dont la beauté harmonieuse immédiate ne donne qu’une envie celle de le réécouter. Quant on en vient à découvrir le contexte de sa création, à étudier les textes, la construction très réfléchie de l’album, on aboutit à la conclusion qu’il est dès à présent l’un des disques marquants de ce début d’année.
Le groupe Grandaddy appartient à la mouvance Indie Pop Rock de la côte ouest américaine. Indie est un terme utilisé pour décrire l'indépendance vis à vis des labels avec une approche originale. De nos jours, ce sont des albums souvent autoproduits qui présentent leur maquette à des distributeurs, pour diffusion. Ces groupes souhaitent retrouver l'innocence de la pop sixties tout en conservant une attache au DIY (Do It Yourself) chers aux punks. De  mon point de vue, il y a une différence relative avec certains groupes punks : dans les groupes indés : certains de leur membre savent jouer d’un instrument et chanter.

Grandaddy est un groupe mais surtout une personnalité celle de Jason Lytle, né à Modesto en Californie, le 26 mars 1969. Cette ville est réputée pour la piètre qualité de son air, un taux d'alcoolémie par habitant au-dessus de la moyenne nationale, et surtout pour être le lieu de naissance de George Lucas. Il y tourne d’ailleurs son premier grand succès. « American Graffiti ». Jason Lytle fait tout: chante, compose en jouant de tous les instruments, produit, réalise les pochettes des albums et ses autres camarades font le reste. Grandaddy n’est pas le seul groupe avec une personnalité forte. Il y a même des groupes composés d’un seul artiste comme l’irlandais Neil Hannon avec « Divine Comedy » qui s’accompagne de musiciens, ou Conor J. O'Brien qui a monté le groupe « Villagers » dont il est le seul membre.
Jason Lytle n’est pas l’Obélix de la musique, il n’a pas baigné dedans depuis son plus jeune age. Sa passion est le skateboard, allant jusqu’à être semi-professionnel. Brutalement, sa carrière est stoppée nette à la suite d’une vilaine blessure au genou. Pendant sa convalescence, il reste confiné dans la maison familiale, et il va explorer la discothèque parentale. Il se passionne pour les Beatles, Neil Young, Pink Floyd, Jeff Lynn d’Electric Light Orchestra, les Beach Boys. Il passe donc progressivement de « Skating USA » à « Surfing USA ».
Il va développer une attirance quasi obsessionnelle pour les synthétiseurs. Il se forme sur le tas, aménageant sa chambre en mini-home studio où il compose ses premières mélodies.

Sa carrière de skateur mise entre parenthèses il constitue un groupe en 1992 en activant son réseau : un batteur Aaron Burtch, un guitariste Jim Fairchild, un clavieriste Tim Dryden et le bassiste Kevin Garcia qui est malheureusement décédé il y a moins de deux semaines. Quelle surprise, les premières dates de concert ont lieu lors de compétitions de skate.

Après des singles, le groupe signe avec le studio V2. Le premier album « Under the Western Freeway » sort en 1997. Mais c’est surtout le deuxième « The Sophtware Slump » en 2000 qui va les révéler. Il y a une faute d’orthographe délibérée dans Sophtware qui s’écrit « Sopht » au lieu de Soft. C’est un jeu de mot entre Sophomore (étudiant en deuxième année) ce qui est normal pour un deuxième album et software le logiciel informatique. Il a été écrit en 1999 ce qui n’est pas un hasard, car c’est l’époque de la peur du bug informatique de l’an 2000. Plus généralement, le thème du disque  est le rapport de l’être humain avec les nouvelles technologies.  Ce disque marque le début de la célébrité et leur permet de jouer en première partie d’Eliott Smith et de Coldplay dans leur tournée américaine en 2001. Ils reprennent « Revolution » des Beatles dans la bande originale du film « Sam, je suis Sam » avec Sean Penn et Michelle Pfeiffer. La BO a la particularité de n’être composée que de reprises des Beatles par des artistes venant de courant totalement différents : Ben Harper, Nick Cave, The Black Crowes par exemple.
Deux autres albums suivront :  « Sumday » en 2003 et « Just Like the Fambly Cat » en 2006 qui marque la séparation du groupe. Aucune tournée ne fut organisée. suite à la sortie du dique.
Le groupe Grandaddy, n’a pas eu des ventes très importantes, mais a ouvert une voie et reste une référence pour beaucoup d’autres groupes indépendants comme The Thrills, Girls In Hawaii, Midlake. De plus il a su fédérer une base de fans importante. Parmi eux, un certain David Robert Jones plus connu sous le nom de David Bowie. Il a assisté à plusieurs de leur concerts, en a parlé dans les interviews comme d’un groupe à suivre. Jason Lytte raconte que lors d’un concert dans l’interlude entre deux titres il entendit une voix dans le public demandant de chanter "He's Simple, He's Dumb, He's the Pilot", comme il avaient reconnu la voix de David Bowie, il s’empressèrent de jouer ce titre de près de 10 minutes.
Après la séparation du groupe, Jason Lytle s’installe dans le Montana où il sort deux albums solo « Yours Truly, the Commuter » et « Dept. of Disappearance ». Il s’associe avec le batteur de « Grandaddy » et avec deux membres du groupe Earlimart pour former un groupe éphémère « Admiral Radley » et sortent un album « I’ll Heart California ». Le titre fait inmanquablement référence à « I Love LA » de Randy Newman. L’année dernière, il aproduit le dernier album en date de « Band of Horses » « Why are You OK ».
Mais dès 2012, sous l’initiative du guitariste Jim Fairchild, une reformation de Grandaddy pour quelques concerts s’opère. Jason Lytte explique que c’était un choix purement musical qui a dicté sa décision. Il s’était aperçu qu’il devait changer la surface de son court de tennis, et que sa ferrari 4*4 perdait de l’huile. En fait la musique et la complicité ont pris le dessus, tant est si bien qu’un nouvel album est envisagé.
« Last Place » sort en mars sous le label de Danger Mouse « 30th Century Records ». L’album marque le retour en Californie symbolisé par le titre « I don’t want live here anymore ». C’est un voyage musical qui nous est proposé, lorsqu’on suit l’album dans sa continuité. Au début nous grimpons avec enthousiasme une montagne avec trois titres electro-rock, puis il y a une pastille musicale d’une minute qui reprend en ralentissant le tempo le thème de la deuxième chanson. Nous atteignons  le sommet de la montagne avec une chanson pop psychédèlique. Le temps est à l’orage avec un titre rock garage, puis les ballades s’enchainent pour marquer le retour dans la vallée. Les démons sont derrière eux dont l’alcoolisme: la chanson « Jed the 4th » fait référence à un humanoide alcoolique qui est apparu dans l’album « Sophtware Slump ». Le texte narre ainsi que Jed est chez Betty Ford, une clinique de désintoxication, et qu’il n’aura pas de descendant. L’album peut se finir par une ballade apaisée que n’aurait pas reniée Cat Stevens « Songbird Son ».
Je vous propose d’écouter le début du voyage avec le titre « Way we won’t », sur le fond une critique de la société de surconsommation, et sur la forme mélange d’électro et de pop-rock et un  chant rappelant l’intonation de Tom Petty. De la même façon que beaucoup de guitaristes ont appris à jouer avec la méthode à Dadi, je vous laisse entendre la première leçon du dernier disque de Grandaddy.
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Phil
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 14 Mai - 6:11

Superbe, mon JJ !!!!!!!!!!!!!! Merci infiniment !!!!!!!!! cheers cheers cheers
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 14 Mai - 6:23

Merci Jean-Jean cheers cheers

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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 14 Mai - 14:41



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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Lun 15 Mai - 9:08

Comme c 'est beau tout ça, merci les enfants cheers
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Lun 15 Mai - 10:33

cheers cheers cheers
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 10 Juin - 18:26

Voici donc le verbatim de mon intervention au Club d'écoute musicale / La Puce à l'Oreille du 10 juin 2017, club d'écoute consacré aux vinyles.



THIN LIZZY : Live And Dangerous

Quand Régis nous a annoncés à JJ et à moi et ce, il y a déjà plusieurs mois que le brunch serait consacré aux vinyles, j'ai pensé de toute évidence à ce Live And Dangerous de Thin Lizzy. Pourquoi ? C'est celui qui m'a le plus accompagné au cours de ces 37 dernières années et ce, à tous les niveaux. Un album d'une profondeur rare qui sort le 2 juin 1978 et se classe à la deuxième place des charts UK, la BO de Grease lui raflant la médaille d'or sur le "Phil" Lynott.
Parlons-en justement. Thin Lizzy que nous avons déjà évoqué dans un précédent club d'écoute à travers un autre album-culte intitulé Black Rose, c'est surtout l'oeuvre d'un seul homme Phil Lynott, bassiste métis. Un songwriter de talent, disparu le 4 janvier 1986 suite à l'absorption de produits illicites, songwriter de talent donc qui n'a eu d'autres préoccupations  que d'explorer divers horizons musicaux aussi différents les uns que les autres. Par exemple sur ce double live, on y trouve un morceau au rythme limite funk intitulé Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed. Les exemples sont légion.

L'album est produit par Tony Visconti, l'alter-ego de David Bowie. La rumeur dit même que Visconti serait même aller jusqu'à utiliser le son du public d'un concert de David Bowie, argument que réfute catégoriquement Chris O'Donnell, le manager du groupe.

Selon ce dernier, il serait live à 75%, ce que cautionne l'ami Visconti affirmant que la plupart des albums live sont refaits en studio. Pour quel motif ? Tout simplement pour la bonne et simple raison que les gens souhaitent entendre une certaine qualité de son.

L'album commence sur un Jailbreak ponctué de choeurs footballistiques suivi d'un Emerald épique reflétant toute la celtitude de ce grand échalas black, né en Angleterre à West Bromwich qui est venu s'installer à Crumlin près de Dublin.

Jusqu'au paroxysme de The Rocker, passant par le hit incontournable The Boys Are Back In Town (que l'on entendra dans Toy Story 2 et Navy Seals : Les Meilleurs avec Charlie Sheen) et Don't Believe A Word (que l'on retrouvera dans une autre version sur l'album solo de Gary Moore, Back On The Streets, cet album Live And Dangerous nous offre des grands moments de rock mélodique. Dotée d'une redoutable efficacité, Don't Believe A Word affiche un côté presque animal tout comme la pochette qui orne ce double album live où l'on voit un Phil Lynott à genoux , en communion avec le public de l'Hammersmith Odeon de Londres où l'album a été en partie en enregistré. Le concept de cette pochette sera repris trois mois plus tard sur un autre live tout aussi emblématique, celui de Jethro Tull intitulé Bursting Out.



Live And Dangerous offre également des grands moments en émotion comme la ballade Still In Love With You, longue de 7'43 donc pratique pour entretenir une conversation très  rapprochée avec une jeune fille et ce, quand j'avais 18 ans et Southbound que j'ai choisi de vous présenter cet après-midi. Un titre, porté par le subtil jeu de batterie de Brian Downey où viennent se mêler les twin guitars (c'est quand les guitares jouent ensemble) de nos deux artilleurs, le fougueux Ecossais Brian Robertson et le Californien Scott Gorham ainsi que la voix quasi-tropicale de Phil Lynott. Un morceau qui évoque la fin de la ruée vers l'or et le désoeuvrement de ceux qui en furent à ce moment-là à savoir au XIXème siécle.

Je vous laisse apprécier par conséquent ce titre très aérien, autrement dit de la musique qui vous caresse les joues en plein été et ce grâce à une légère brise estivale. Après la musique "alizée", voici la musique "à Lizzy".

PS : Brian Downey, le batteur du groupe sera en concert au Forum de Vauréal le 14 octobre prochain où il reprend l'intégralité de Live And Dangerous.


Dernière édition par Phil le Sam 10 Juin - 21:46, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 10 Juin - 19:15

Et la vidéo cheers

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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 11 Juin - 1:13

Vous trouverez ci-dessous le verbatim de mon intervention au Club d'écoute musicale / La Puce à l'Oreille du 10 juin 2017, consacré aux vinyles.

Conor Oberst Album « Salutations » Chanson «A Little Uncanny»

Depuis quelques années le renouveau du Vinyl se manifeste par le fait que les grandes sorties d’album, se font à la fois sur support dématérialisé, mais aussi sur support physique généralement en CD mais également en Vinyl.
C’est le cas du disque que j’ai proposé de présenter : le dernier album en date de Conor Oberst « Salutations ». Il y a juste une petite particularité c’est que Conor Oberst est quasiment inconnu de ce coté de l’atlantique c’est donc une édition importée que je vous présente.
Pourtant aux Etats-Unis, il est considéré comme un songwriter majeur. Donc, si mes calculs sont exacts, il sera le second auteur / compositeur / interprète après Bob Dylan à obtenir le prix Nobel de littérature un samedi en 2059 : pensez à libérer vos agendas.
Conor Mullen Oberst est né le 15 Février 1980 à Omaha dans le Nébraska, sa mère étant directrice d’école primaire et son père travaillant dans une mutuelle. Conor Oberst n’est pas né dans une famille de musiciens. Néanmoins, il manifeste un talent précoce d’autodidacte. A l’age de 12 ans, il est invité à monter sur scène par Ted Stevens guitariste du groupe Cursive. Il est répéré par le chanteur Bill Hoover qui lui propose de l’accompagner sur une mini-tournée imminente. Il a donc deux bonnes semaines pour écrire suffisamment de chansons pour une première partie. Peu après en 1993, il s’installe dans le sous-sol de la maison familiale et compose son premier album « Water », financé par son frère ainé, et qui sort sur cassette audio. Les deux frères fondent le label « Saddle Creek Records » qui est encore actif actuellement.
C’est un véritable stakhanoviste. En 24 ans de carrière, il a sorti en groupe ou en solo 24 albums. A titre de comparaison, en 38 ans de carrière, Laurent Voulzy en a sorti 6.
Conor Oberst est au début de sa carrière un artiste de groupe même s’il chante et compose la plupart des titres avec des noms d groupe comme « The Faint », « Commander Venus », « The Magnetas », « Park Avenue ». Mais le groupe auquel son nom est accolé est « Bright Eyes », groupe qui va débuter en 1995 et se séparer en 2010. Ils vont sortir neuf albums et un live. Le premier disque «A Collection of Songs » mélange de guitare folk et de synthétiseur avec un son techno provoque des réactions unanimes et en même temps désastreuses de la critique. Un exemple parmi d’autres: « les chansons se désintègrent alors que les voix sont réduites aux balbutiemments inintelligibles d’un enfant. ». Une remise en cause est nécessaire et intervient dès le deuxième album « Letting Off the Happiness » avec un son folk rock qui commence à les faire remarquer. Petit à petit, ils creusent leur microsillon, et « Fever and Mirror » leur quatrième disque qui sort en 2000 est classé comme l’un des meilleurs albums folk des dix dernières années. En 2004 sort « I’m wide Awake, it’s Morning », et Conor Oberst est alors considéré par les grands artistes, comme l’un des leurs. Il participe avec R.E.M et Springsteen à la tournée réussie à défaut d’être efficace pour empêcher la réelection de George W. Bush.
D’autres disques suivront, mais en 2010, Conor Oberst annonce que l’album suivant sera leur dernier. « The People’s Keys » sort le jour de ses trente ans.
Commence alors une carrière sous sous nom, avec six albums, parfois seul, parfois accompagné par un groupe. Deux disques émergent. « Outer South » qui pendant 70 minutes montre toute la palette de son talent, tout en conservant sa personnalité. Il évoque dans leur plus belles périodes   Bob Dylan, Tom Petty, Lloyd Cole mais aussi The Clash.
Puis « Upside Down Mountain » produit par Jonathan Wilson qui est également une référence. Dans « Governal Ball », il réussit enfin l’alliance des synthétiseurs, d’un jeu sur la réverbération dans la voix, de chœurs féminins en surimpression et d’une section cuivre survitaminée.
A nôter également, le supergroupe « Monster of Folk » qu’il monte avec deux autres références du folk moderne Jim Jones de « My Morning Jacket » et Matthew Ward.
Le disque du jour, « Salutations » est le second dyptique d’un album paru l’année dernière « Ruminations ». N’étant pas un spécialiste des bovidés, je ne vais pas mentionner les neufs étapes, qui de la rumination ont entrainé sa digestion, néanmoins les circonstances de son élaboration sont assez uniques. Lors d’une tournée en 2015, il est hospitalisé pour épuisement et anxiété. Des examens complémentaires, lui font craindre une maladie plus grave. Par ailleurs, il est faussement accusé d’abus sexuel. La pseudo victime se rétracte en avouant une tentative d’extorsion de fonds. Mais le mal est fait et sa compagne le quitte. Durant l’hiver 2015, il retourne dans sa maison natale au Nébraska. Cet Etat de 9 habitants au kilomètre carré, en cette période de l’année, n’est pas l’endroit le plus festif. Il y fait entre –11° et 2°, il neige entre 65 cm et 90 cm et quand il ne neige pas, il pleut. Bref un lieu de villégiature idéal. Conor Oberst se retrouve seul dans sa maison, et il ne peut faire qu’une chose: écrire des chansons. En 48 heures, il écrit compose, enregistre 10 titres, s’accompagnant au piano, à la guitare acoustique et à l’harmonica. Si l’on devait définir la tonalité de l’album, en se référant au philosophe flingueur Raoul Volfoni : « C’est du brutal ». Les paroles atteignent directement le cœur. La solitude, la peur de la maladie, les êtres qui nous ont quittés, le temps qui passe, le mal être. «  Je ne veux pas être coincé (sous-entendu par la vie), je veux juste être ivre avant la nuit ». Ce sont des petits morceaux de vie à hauteur d’homme, comme des nouvelles de Raymond Carver. Conor Oberst est un baladin qui va chercher son public, dans «At the Bottom of Everything», il commence par raconter une histoire sans chant ni musique. Puis, on l’entend s’éloigner du micro s’approcher d’un bar, se faire reservir de la bière, à ce moment le public est accroché et la chanson peut commencer. C’est une facilité critique de parler de l’album de la maturité, mais pour ceux qui ont connu ses disques de grands adolescents, c’est vraiment comme il le chante la perte de l’innocence. « Next of Kin » est une chanson magnifique, mais dans ce qu’elle raconte l’une des plus tristes qu’il m’ait été donnée d’entendre.
Humainement, cela s’arrange début 2017, et il décide de refaire l’album en ajoutant sept nouvelles chansons. Le second dyptique s’appelle « Salutations ». Quand on regarde la pochette de l’album, c’est évident qu’il va mieux: il apparaît dans une piscine que l’on devine Californienne. Cela évoque le début du film « Sunset Boulevard » de Billy Wilder avec William Holden flottant dans une piscine. Mais si on retourne la pochette de l’album, on le voit sauvé par ses amis. C’est le cas. Il est accompagné des grandes figures du folk rock: Par exemple les sœurs Söderberg du groupe « First Aid Kit », « The Felicie Brothers », Gillian Welsh, Jonathan Wilson, Jim James. « Salutations » est produit par le batteur Jim Keltner, ayant participé entre-autres aux œuvres musicales de Georges Harrisson, John Lennon, Ringo Starr, Crosby Stills, Nash. L’album reste triste sur le fond mais plus entrainant sur la forme, avec en particulier des chansons qui évoquent les Pogues.
Le titre que je vous présente « A little Uncanny » (un peu étrange) va de la grande à la petite histoire. 2 hommes dans un bar racontent ce qui est arrivé à 2 célébrités qui vont avoir une attitude fort éloignée de leur origine sociale. Jane Fonda va être le symbole de la lutte contre la guerre du Vietnam. Ronald Reagan fils d’un marchand de chaussures, va commencer sa carrière politique en faisant une blague de mauvais gout sur les pauvres et menant ses mandatures entouré de milliardaires. Dans le 3ème couplet, Conor Oberst se met en scène, regrettant le décès des personnes qu’il a connues dont « Robin Williams » et trouvant étrange que certains lui conseille d’avouer de faux crimes. Je finis donc de présenter mes « Salutations » distinguées, en disant que l’on est passé d’un premier album très Vinyl-iiste à un deuxième album célébrant l’amitié retrouvée. Après « Ruminations », « Salutations, j’espère donc que vous n’accueillerez pas ce disque avec circonspection mais avec admiration.

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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 11 Juin - 6:50

Merci cher JJ pour ce brillant exposé !!!!!!! cheers cheers cheers
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Lun 12 Juin - 8:26

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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 23 Juil - 11:22

Prochains clubs d'écoute musicale :

Samedi 30 septembre
Samedi 2 décembre
Samedi 3 février 2018
Samedi 7 avril 2018
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Jeu 31 Aoû - 6:18

Je ne pourrai pas être à celui du 30/9 pour cause d'anniv' de ma fille cadette.
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 1 Oct - 1:23

Vous trouverez ci-dessous, le verbatim de ma présentation du disque de Garrland Jeffreys « 14 Steps from Broadway » dans le cadre de la puce à l'oreille du 30/09/2017.

Parmi mes coups de cœur récents, le disque que je vous présente, s’est imposé à moi, autant par choix musical que par raison. La raison ce sont les événements de Charlottesville en Virginie qui ont opposés le 12 Août 2017 des néos-nazis, des membres du Klu-Klux-Klan avec des militants antiracistes. Un militant neo-nazi, fonce en voiture dans la foule et fauche une femme de 32 ans, et blesse 19 autres personnes. Le cœur, c’est celui d’un jeune homme de 74 ans, un  maverick soit en bon français un outsider, un artiste respecté par ses confrères, ami de beaucoup, soutenu par la critique, ayant des fans fidèles, mais qui n’a pas eu la reconnaissance grand public qu’il méritait. Il s’agit de Garland Jeffreys. Depuis ses débuts, dans ses chansons, il a parlé des relations entre afro-américains et blancs, des mariages inter-raciaux, et les tensions racistes persistantes. C'est aussi le cas dans son dernier opus en date: « 14 Steps from Harlem ».
Garland Jeffreys est un vrai New-Yorkais. Comme l’ont co-écrit Paul Simon et Dion  « New York is my Home ». (Dion n’est pas l’artiste qui a coulé une 2ème fois le Titanic, mais le chanteur Dion Francis DiMucci). Ce n’est pas de la tarte de raconter la vie de Jeffreys. Il est né le 29 juin 1943 à de Brooklyn. C’est est un pur américain : Du coté maternel sa grand-mère est de Porto-Rico, son grand-père est noir et amérindien, son père est mulâtre père noir, mère blanche.
D’une famille très pauvre, il est le seul de son quartier à faire des études et obtient une bourse pour l’université d’art de Syracuse, pas la ville sicilienne avec les grands oiseaux qui s’amusent, chantée par Henri Salvador, mais celle située dans l’état de New-York. En 1971, il fait connaissance d’un autre étudiant, également natif de Brooklyn, un certain Lewis Allan Reed, plus connu sous le nom de Lou Reed. Il rencontre également John Cale, et les autres membres de ce qui allait devenir le « Velvet Underground ». Cette amitié avec Lou Reed va durer toute sa vie et il l’accompagnera régulièrement sur scène.
D’un point de vue musical, ses parents écoutaient essentiellement du jazz : Count Basie, Duke Ellington, Charlie Parker. Ce n’est qu’à 20 ans, qu’il commence la musique via la guitare. Il écume avec son premier groupe les clubs de Greenwich Village, allant jusqu’à donner trois concerts par soir. Il y croise Bob Dylan, avant qu'il ne devienne célèbre, mais aussi d’autres grands noms du Folk comme Tim Hardin ou Phil Ochs. Il abandonne l’université, trouve un travail d’éducateur social puis se consacre totalement à la musique. Il est repéré lors d’un concert et signe chez « Atlantic Records ». A l’origine la production était orienté rhythm and blues, soul ou jazz avec des artistes comme Ray Charles ou Keith Jarrett. Au début des années 70, ce label s’ouvre aux musiques pop et rock: Crosby, Stills & Nash and Young, Sonny and Cher, mais aussi Led Zeppelin, AC/DC et Dire Straits.
Et c’est via le rock que Garland Jeffreys va commencer sa carrière. Le punk n’a pas encore envahi les Etats-Unis, mais New-York va vivre l’émergence d’artistes rock comme Willy DeVille avec son groupe Mink DeVille, Southside Johnny, ou Johnny Thunders à la carrière bruyante comme le tonnerre mais malheureusement courte comme l’éclair.
Son premier disque éponyme sort en 1973, et ses chansons sont des instantanés de la vie New-Yorkaise. Ce n’est pas forcément joyeux. « Wild in the Streets » est une de ces chansons reportage qui raconte le meurtre d’un enfant dans le Bronx. Un des musiciens et arrangeur est Doctor John. Cette chanson a eu plusieurs vies reprises sous un style rock FM par divers artistes dont notamment Chris Spedding. En 1977, il sort « Ghost Writer » des chansons autobiographiques, sur la place de l’artiste dans la ville, sur la séparation des races (« Why-Oh ») et sur les mariages mixtes « I may not be Your Kind », avec un jeu de mot sur Kind, on peut aussi bien traduire « je ne suis peut-être pas ton type d’homme » ou « je n’ai pas la même couleur de peau que toi ». Son album le plus célèbre est « American Boy and Girl » qui rencontre son plus grand succès aux Etats-Unis mais surtout en Europe. Le disque contient le titre « Matador » qui lui vaut son surnom. Puis, il va se passionner pour le mouvement rastafari. Il part en Jamaïque où il rencontre Jimmy Cliff puis Bob Marley. Il va intégrer dans le rock, le rythme reggae bien avant les Clash ou pour la pop Police. Il fait partie des privilégiés qui vont assister du 18 au 21 juillet 1973 à des concerts privés dans le club New-Yorkais « Max's Kansas City » avec en première partie Bob Marley et en vedette Bruce Springsteen, avec qui il sympathisera tout de suite. Chaque année, il participe au concert de charité de Noël du Boss. C’est un peu le Garland de Noël. En 1991, il sort un disque sociologiquement important « Don't Call Me Buckwheat ». Buckwheat est une insulte qui si l’on cherche à minimiser l’expression se traduirait par graine de sarrasin (au sens maure). Dans cette chanson, on peut apprendre toutes les expressions racistes imagées ou grossières qui puissent exister, la plus soft est « boule de billard 8 », boule qui a la particularité d’être noire.
Après une période creuse, il revient en 2006 avec l’album «  Wildlife Dictionary » et sort depuis un album tous les 4 ans. Il apparaît en 2003 dans le documentaire "Soul of a Man" de Wim Wenders dans une collection de films sur le Blues initié par Martin Scorsese.
L’album paru cette année « 14 steps from Harlem » fait partie des disques qui sont des évidences musicales. La voix est intacte et d’une diversité vocale impressionnante. De la première à la dernière chanson, on se laisse entraîner dans un voyage qui nous fait passer du rock au reggae, du parler chanter façon slam qui se finit en gospel, des ballades à un boogie endiablé. Toute la diversité de l’artiste est magnifiée. « La chanson titre est un hommage à son père qui pour nourrir sa famille avait deux métiers, et devait traverser tout New-York pour aller de Brooklyn à Harlem. « Colored Boy Said » est vu par le prisme d’une jeune afro-américain qui voit un président noir gouverner le pays. Parfois, je suis surpris par l’imagination des artistes. « Reggae on Broadway » raconte le premier concert de Jo Strummer des Clashs à New-York. Deux reprises subliment l’album. « Waiting for the Man » du Velvet Underground avec une tonalité rock crépusculaire accentuée. La seconde reprise est une version hors norme de « Help! » des Beatles. En effet Garland est un magicien qui ose. Help! est le titre phrare de l'album paru le 6 Août 1965, qui accompagne le 2ème film mettant en scène le groupe après "4 garçons dans le vent". Les 2 films sont de Richard Lester, metteur en scène anglais issu du nouveau cinéma britannique. Deux autres de ses films sont à connaître: la comédie "The knack" et "La Rose et la Flèche" avec un Robin des Bois vieillissant revenant des croisades joué par Sean Connery qui retrouve Lady Marianne interprétée par Audrey Hepburn.
Sur la pochette on voit les 4 fantastiques étirer les bras pour faire des gestes de sémaphores. On pense qu'ils écrivent Help. Pas du tout ! la position des bras est juste artistique et se traduit par NUJV ce qui n’a aucun sens caché. Help! est un triomphe et même si c'est un titre que j'adore, il reste pour moi l'oxymore, chant musique, le plus marquant de la pop. Cette sombre clarté est dû au fait que la musique est enjouée, le chant est une gaieté lyrique mais les paroles sont un appel au secours, de plus disproportionné au vue de leur âge. Paul McCartney 22 ans, John Lennon 24. « Quand j'étais jeune beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui (je me demande quel age 7 ans?) je n'aurai jamais pensé avoir besoin d'aide. Mais maintenant que je suis au fond du trou j'apprécierai que tu sois auprès de moi ». L’explication contextuelle est que les Beatles fumaient continuellement de la marijuana et n'arrivaient pas à se débarrasser de cette addiction sans aide extérieure. Garland Jeffreys avait croisé John Lennon lorsqu’il vivait à New-York et lui avait dit qu'il aimerait reprendre ce titre mais qu'il trouvait la musique trop pop à son goût. Lennon explique que la musique originale, était plus adaptée et lui offre la transcription initialement écrite. C'est cette version bouleversante, chantée avec l'expérience d'un homme plus âgé que je vous propose d’entendre. En filant une métaphore connue, le monde se divise en deux catégories: ceux qui ne connaissent pas Garland Jeffreys et ceux qui l'apprécient. J'espère que si vous étiez dans la première catégorie, vous basculerez dans la seconde.

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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 1 Oct - 6:27

Du grand JJ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Merci à toi, cher ami !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 1 Oct - 11:05

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